Lors de la 52e réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 18 juillet, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires sociales, en charge des personnes vivant avec handicap, Irène Esambo, a présenté deux notes d’information relatives à l’adoption d’importants instruments stratégiques en faveur des personnes en situation de handicap.
Il s’agit, d’une part, de la Politique nationale de promotion et de protection des droits des personnes vivant avec handicap, et, d’autre part, de la Stratégie nationale d’autonomisation et d’inclusion sociale des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables.
Selon Irène Esambo, la nouvelle politique nationale propose un cadre de référence structuré pour guider l’action du gouvernement et de ses partenaires dans la promotion et la protection des droits des personnes handicapées. Deux domaines prioritaires en émergent : l’autonomisation et l’inclusion sociale.
Ces deux axes se déclinent en six priorités stratégiques : la réduction de la stigmatisation et de la discrimination ; l’accès équitable à une éducation de qualité ; l’autonomisation et l’accessibilité physique, numérique et communicationnelle ; l’amélioration de l’accès aux soins de santé ; la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat ; et la participation active à la vie sociale, économique, publique et politique.
Cette politique est accompagnée d’un cadre logique définissant les résultats attendus, les indicateurs de changement ainsi que les moyens de vérification, afin de garantir un suivi rigoureux et une évaluation efficace de sa mise en œuvre.
La stratégie nationale, présentée en second lieu, vise à traduire les orientations de la politique en actions concrètes. Elle répond à la nécessité de réduire les inégalités liées au handicap, de lutter contre la pauvreté et de garantir une accessibilité effective à tous les niveaux de la société. Elle met l’accent sur la coordination institutionnelle entre les différents acteurs impliqués, identifie les principaux défis à relever, propose un plan d’action détaillé et s’accompagne d’un budget prévisionnel quinquennal couvrant la période 2025–2030.
La ministre Irène Esambo a insisté sur le fait que la réussite de cette réforme dépendra d’un engagement multisectoriel et de la mobilisation de tous les partenaires, aussi bien nationaux qu’internationaux.
Silas MUNGINDA
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