Selon des sources parlementaires citées par The Africa Report, des membres du Congrès estiment que le Rwanda doit être tenu pour responsable de certains développements récents en RDC, notamment la lenteur de mise en œuvre des accords conclus sous l’égide des États-Unis et la persistance de la violence dans l’est du pays. (https://x.com/i/status/2016489995897274446)
Selon le Journaliste Julian Pecquet, le débat au Congrès intervient à un moment où le vice-président américain, J.D. Vance, s’est engagé personnellement dans le dossier congolais, signalant une montée en puissance du rôle américain dans la région.
Cette implication de premier plan du vice-président est perçue comme une tentative de redynamiser la médiation américaine, après des mois de critiques sur le manque de progrès réel sur le terrain, indique The Africa Report.
Pour plusieurs législateurs, l’option des sanctions contre Kigali serait un moyen d’exercer une pression directe et d’envoyer un message fort selon lequel le soutien à la paix doit être assorti de résultats vérifiables.
D’après The Africa Report, ce débat au sein du Congrès reflète une fracture croissante entre les attentes de responsables américains et la façon dont Kigali mène ses engagements dans le cadre du processus de paix.
Des réactions de la part du gouvernement rwandais ou du département d’État américain sont attendues dans les prochains jours, alors que les législateurs continuent d’examiner la meilleure manière de répondre à la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et de faire avancer les objectifs de paix inscrits dans les accords de Washington.
Contexte des accords de paix fragiles
Selon plusieurs médias, l’importance de ces discussions au Congrès s’inscrit dans le cadre d’un processus de paix plus large entre la RDC et le Rwanda, initié à Washington en 2025 avec la signature des Accords de Washington pour la paix et la prospérité. Ces accords visaient notamment à obtenir le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC et à établir un mécanisme de sécurité commun entre les deux pays.
Toutefois, leur mise en œuvre a été lente et critiquée par plusieurs observateurs comme étant davantage tournée vers des intérêts économiques et d’accès aux ressources minérales que vers une paix durable.
Ce contexte de violences persistantes et d’accusations mutuelles entre Kinshasa et Kigali sur le soutien à des groupes armés rend la situation encore plus complexe. Des avancées territoriales significatives ont été enregistrées par le groupe rebelle M23, perçu par certains comme appuyé par Kigali — une position que le Rwanda nie — ce qui alimente le débat américain sur les sanctions potentielles.
À ce stade, aucune décision officielle sur l’imposition de sanctions n’a encore été prise.
Christian Okende
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