Au cours de cette rencontre, Jean-Pierre Lihau a dressé le bilan des réformes engagées ces dernières années dans le secteur public, sous l’impulsion du Président de la République Félix Tshisekedi. Selon lui, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées, notamment dans la maîtrise des effectifs des agents de l’État, la gestion des départs à la retraite, la réduction des disparités salariales ainsi que la lutte contre les recrutements irréguliers.
Le VPM de la Fonction publique a indiqué qu’environ 17.500 agents publics ont été admis à la retraite depuis 2022, tandis que plus de 314.000 autres approchent de la fin de leur carrière administrative. Il a également souligné que l’opération de certification et d’assainissement des fichiers de l’État a permis de réduire considérablement le nombre d’agents recensés dans l’administration publique.
« Lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, on nous a présenté le chiffre de 1.425.080 fonctionnaires du régime général. Après plusieurs opérations de tamisage et de certification des données, nous sommes passés d’abord à 795.000, puis à 677.630 agents certifiés réguliers », a expliqué Jean-Pierre Lihau.
Selon lui, cette opération d’identification menée à travers le territoire national vise à permettre à l’État de reprendre le contrôle de ses effectifs et de rationaliser la gestion de la masse salariale.
Il a également mis en avant les efforts réalisés dans l’amélioration des rémunérations des agents publics. D’après ses explications, le salaire moyen mensuel des fonctionnaires congolais a été multiplié par quatre au cours des dernières années. Toutefois, il reconnaît que d’importantes disparités persistent encore entre les administrations centrales et provinciales, ainsi qu’entre Kinshasa et les provinces.
« Nous allons implémenter la nouvelle politique salariale à partir de 2027 », a annoncé le VPM Lihau, précisant que le Gouvernement entend désormais instaurer un système basé sur la rémunération du travail effectivement accompli.
« Nous n’allons plus rémunérer des numéros matricules. Nous allons rémunérer le travail accompli », a-t-il insisté, dénonçant l’existence d’agents régulièrement inscrits dans les fichiers de l’État mais absents de leurs postes, tandis que d’autres prestent sans être rémunérés.
Pour lui, en effet, cette réforme vise notamment à restaurer davantage de justice sociale au sein de l’Administration publique et à améliorer l’efficacité des services de l’État.
De son côté, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya a soutenu cette dynamique de réformes, estimant qu’elle s’inscrit pleinement dans la vision de transformation portée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi.
Christian Okende
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