Séries
Né pour nommer le génocide à motivation économique subi par le peuple congolais, le concept de Genocost cristallise une quête de vérité et de justice. Mais sa reconnaissance officielle dérange : elle mettrait en lumière des responsabilités politiques, militaires et économiques que certains cherchent encore à dissimuler.
Comment la désinformation a instrumentalisé l’image du Prix Nobel pour affaiblir le combat pour la reconnaissance du génocide congolais. Sous couvert d’activisme citoyen, une opération numérique a utilisé le nom du Dr Mukwege pour semer le doute sur la reconnaissance du génocide congolais. Entre influenceurs, blogs de diaspora et relais pro-rwandais, une offensive coordonnée s’est jouée sur les réseaux.
Alors que la République démocratique du Congo plaide pour la reconnaissance internationale du Genocost, une autre lutte s’intensifie — celle du récit. Entre désinformation, propagande numérique et influences politiques, la mémoire du Congo est devenue un enjeu stratégique. Derrière les hashtags et les campagnes en ligne, une bataille feutrée se joue : imposer ou effacer la vérité d’un drame longtemps ignoré.
Disparu deux semaines avant de réapparaître sous une chemise à l’effigie du président, Jacques Kyabula a transformé le Haut-Katanga en théâtre d’ombres. Entre fuite clandestine en Afrique du Sud, rumeurs de millions versés, veto de Joseph Kabila et médiation d’Augustin Kabuya, son odyssée raconte les règles d’un pouvoir congolais où la loyauté s’achète, se négocie et se met en scène.
ENQUÊTE: La lutte téléguidée, acte I / Au cœur de la coalition « Le Congo n’est pas à vendre », où la lutte anti-corruption en République démocratique du Congo semble instrumentalisée par des intérêts cachés. Derrière la façade vertueuse, notre investigation révèle des financements occidentaux massifs, des réseaux opaques et une fixation suspecte sur un seul homme d’affaires particulièrement.
Alors que la guerre ravage l’Est de la RDC, un accord stratégique se profile entre Kinshasa et Washington. Au centre de cette négociation : les minerais critiques… et Dan Gertler. Récit d’un retour inattendu et d’un deal géopolitique aux ramifications aussi profondes que les mines du Congo.
Le dernier rapport explosif du Groupe d’experts de l’ONU confirme ce que Kinshasa dénonce depuis des mois : le Rwanda mène une guerre secrète en RDC. Sous couvert de soutien aux rebelles du M23, Kigali aurait déployé des milliers de soldats, violant les frontières congolaises et les embargos internationaux. Preuves matérielles à l’appui, cette enquête plonge dans les rouages d’une ingérence militaire qui redessine les équilibres régionaux.
Un rapport explosif du Groupe d’experts de l’ONU, parvenu à BETO.CD, révèle que l’AFC/M23 rejette tout règlement négocié et prépare, avec l’appui du Rwanda, l’instauration d’un pouvoir parallèle dans l’Est de la RDC. Objectif : créer une région autonome en contournant l’État congolais.
Alors que les projecteurs sont braqués depuis plusieurs mois sur l’implication du Rwanda dans l’offensive de l’alliance AFC/M23 à l’est de la République Démocratique du Congo, un autre acteur régional apparaît désormais de manière plus nette dans le paysage de l’agression contre la RDC : l’Ouganda. Sous couvert de coopération sécuritaire et de lutte contre les groupes armés, Kampala mène en réalité un double jeu stratégique, à la fois militaire et politique. Le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies, dont le résumé est parvenu à BETO.CD, offre une lecture inquiétante des dynamiques régionales en cours.
Occupée par les rebelles du M23/RDF, la cité symbole de la résistance congolaise vit aujourd’hui sous la loi du silence, des enlèvements et des exécutions. Derrière les murs de la prison de Kimoka, les voix s’éteignent une à une. La ville paie pour avoir osé résister. Elle paie pour avoir infligé des pertes. Aujourd’hui, un plan d’effacement est en marche. Ce reportage-enquête raconte l’extermination à huis clos d’une ville qui incarne, même asservie, la dignité d’un peuple.