Ce mardi 13 janvier 2026, la ville commerciale de Butembo, dans le Nord-Kivu, a présenté un visage inhabituelle : toutes les activités socio-économiques étaient à l’arrêt. À l’appel de mouvements citoyens et de groupes de pression locaux, la population a observé une journée « ville morte » pour protester contre l’insécurité croissante.
Boutiques, magasins, marchés et bureaux sont restés fermés. Par cette mobilisation, les organisateurs dénoncent les massacres perpétrés par les terroristes ADF et l’insécurité urbaine marquée par des incursions nocturnes sanglantes.
Au-delà de la dénonciation de la violence, les manifestants réclament la levée de l’état de siège en vigueur dans le Nord-Kivu et l’Ituri.
Selon Daniel Matokeo, membre d’un mouvement citoyen local, cette mesure exceptionnelle n’a pas produit les résultats escomptés.
« Cette journée vise à interpeller les autorités pour qu’elles intensifient leurs efforts afin de stabiliser non seulement Butembo, mais tout le Nord-Kivu. Il est inacceptable que, en dix jours, 45 personnes aient été tuées par les ADF », a-t-il déclaré.
Il critique également la gestion actuelle de l’état de siège : « Nous exigeons sa levée, car les militaires semblent plus concentrés sur des affaires politiques que sur leur mission sécuritaire. »
Butembo traverse une période particulièrement sombre, où chaque nuit apporte son lot d’assassinats par balle.
Cette journée de paralysie illustre le ras-le-bol des habitants et leur désir d’un retour rapide à une paix durable.
Jusque-là, aucun incident majeur n’a été signalé, bien que la présence policière ait été renforcée dans les carrefours stratégiques de la ville.
Azarias Mokonzi
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