S’exprimant devant un parterre d’autorités, de diplomates et de représentants de la société civile, le chef de l’État a déclaré avoir donné mandat au gouvernement et au Parlement d’activer tous les leviers juridiques, institutionnels et législatifs pour appuyer cette initiative sur le plan national.
En parallèle, une vaste campagne internationale sera menée afin de sensibiliser les partenaires étrangers au caractère génocidaire des massacres perpétrés sur le territoire congolais depuis les années 1990.
« J’ai instruit le gouvernement de mener un dialogue diplomatique ciblé avec les représentations étrangères accréditées à Kinshasa afin de les sensibiliser aux enjeux de ce combat et d’en faire des relais actifs de notre message auprès de leurs capitales », a affirmé le président Tshisekedi.
Dans son harangue, le président congolais a précisé que cette démarche n’est ni une quête de compassion ni une tentative de victimisation, mais une exigence de vérité et de justice.
« Il ne s’agit ni de chercher un statut victimaire, ni de quémander une reconnaissance. Il s’agit de rétablir une vérité historique occultée et d’exiger justice au nom de notre dignité. »
Se référant à la Convention internationale de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide, le chef de l’État a indiqué que plusieurs massacres commis en RDC répondent aux critères juridiques définis par cette convention. Il a également rappelé son engagement personnel en tant que garant de la Nation
« En tant que garant de la Nation, j’assume pleinement cette responsabilité. Et si le monde hésite encore à reconnaître cette tragédie pour ce qu’elle est, un génocide rampant, nous n’attendrons pas que d’autres valident notre douleur. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice. »
Dans le cadre de cette mobilisation, un colloque international s’est tenu à Kinshasa du 29 au 31 juillet dernier réunissant des experts congolais et internationaux, des juristes, historiens, sociologues et représentants d’ONG.
L’objectif de mobilisation vise établir un consensus académique sur la qualification juridique des atrocités commises sur le sol congolais depuis plus de deux décennies, notamment dans l’Est du pays.
Silas MUNGINDA
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