Sur les réseaux sociaux congolais, tout peut rapidement devenir viral. Ce mardi 4 novembre 2024, l’opinion nationale s’est réveillée avec une information qui a provoqué une véritable onde de choc.
Un document, présenté comme officiel et signé par la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe, circule abondamment. Intitulé « Budget prévisionnel : accompagnement pour le concert de Fally Ipupa au Stade de France », il évoque un décaissement de 985 000 dollars américains du Trésor public pour soutenir cet événement prévu le 2 mai 2026.
Si l’intention du gouvernement d’accompagner une icône culturelle nationale peut sembler louable, le montant annoncé suscite de vives réactions. Près d’un million de dollars pour un concert : un chiffre jugé exorbitant par de nombreux internautes, au regard de la situation socio-économique difficile du pays et de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où les besoins humanitaires restent considérables.
D’autres voix, cependant, appellent à la prudence et évoquent la possibilité d’un faux document, estimant qu’il s’agirait d’une tentative de déstabilisation visant à ternir l’image de Fally Ipupa, actuellement en pleine préparation d’un concert historique, ainsi que celle des institutions de l’État.
Le document controversé, s’il est avéré, détaille les dépenses comme suit :
Programmation culturelle parallèle au Stade de France : 100 000 $
Achat de 5 000 billets pour le concert (75 $ chacun) : 375 000 $
Acquisition de 5 loges VIP pour les officiels (25 000 $ chacune) : 150 000 $
Mobilisation et mise à disposition de bus pour la diaspora : 30 000 $
Organisation du « Side Event Fally » : 50 000 $
Couverture médiatique (photo, vidéo, presse) : 35 000 $
Production d’un documentaire sur la rumba au Stade de France : 80 000 $
Création de l’espace « Kongo Culture » autour du stade : 120 000 $
Coordination logistique : 15 000 $
Création et distribution d’objets culturels symboliques : 30 000 $
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de la ministre de la Culture, ni par voie de communiqué ni par intermédiaire. En attendant une clarification, le débat reste ouvert entre ceux qui y voient une initiative culturelle légitime et ceux qui dénoncent une dépense injustifiable.
O. Fiston
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
