A New York, Christophe Lutundula insiste sur la nécessité de la levée du régime de notification à l’achat d’armes en RDC
A New York, Christophe Lutundula insiste sur la nécessité de la levée du régime de notification à l’achat d’armes en RDC
AFP
Le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula s’est entretenu avec huit délégations de membres permanents de Conseil de Sécurité sur le régime de notification imposée à la République démocratique du Congo à l’achat d’armes, vendredi 8 décembre, à New York.
Les échanges, indique ACP, se sont déroulés dans la salle de conférence Room D, située au building des Nations Unies avec les représentants permanents de la France, de la Belgique, de l’Union européenne, de la Chine et du Gabon en sa qualité président du comité des sanctions 1533.
Lors de ces échanges, le chef de la diplomatie congolaise a insisté sur la nécessité de la levée pure et simple de la condition de notification à l’achat d’armes par la RDC.
Christophe Lutundula s’est également entretenu avec la délégation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et du Mécanisme Ad hoc de vérification confié à l’Angola, sur la nécessité de lever cette condition, le mandat de la MONUSCO, la médiation angolaise, ainsi que le consensus sur la cessation des hostilités dans l’Est de la RDC.
Il a non seulement évoqué le dossier relatif à «la notification», mais également ceux concernant le respect de l’intégrité et de la souveraineté de la RDC ; la cessation des hostilités; le retour des personnes déplacés ainsi que le respect du chronogramme de Luanda soutenu par toute la communauté internationale.
Le régime de notification sur l’achat d’armes en RDC
La résolution 2641 (2022) du Conseil de sécurité des Nations Unies portant sur le régime de notification sur l’achat des armes en RDC a suscité plusieurs réactions dans le pays.
En effet, Jean-Michel Dumont, officier des Affaires politiques de la MONUSCO, avait indiqué, dans une interview accordée à la Radio Okapi, que « la RDC n’est plus concernée par un quelconque embargo sur les armes, mais plutôt par un régime de notification d’armes ».
Le président du Comité des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, Michel-Xavier Biang, conduisant une délégation des Nations unies en mission de vérification de l’application de l’embargo sur les armes dans le conflit armé en RDC, avait déclaré que cet embargo ne concerne pas le gouvernement mais les groupes armés.
«Un embargo qui ne dit pas son nom»
Cependant, Christophe Lutundula avait aussi révélé, lors du briefing avec le porte-parole du gouvernement congolais, qu’un transporteur acheminant des équipements militaires à destination de la RDC a été intercepté.
C’est pourquoi iqualifie-t-il cette « obligation de déclaration » imposée par le comité des sanctions aux fournisseurs de la RDC d’« embargo qui ne dit pas son nom ». Il fustige de même cette « injustice flagrante », assimilable à un soutien à ceux qui combattent le pays.
Odon Bakumba
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