Dialogue national : « Pas une messe de plus à l’étranger », tranche Patrick Muyaya
Patrick Muyaya oppose le dialogue national aux « messes à l'étranger ». Sun City, Goma, Montreux, Bujumbura : la carte des négociations congolaises est moins nette.

Explorez l'ensemble des contenus publiés par BETO. Filtrez par date, rubrique, auteur ou type de contenu.
Patrick Muyaya oppose le dialogue national aux « messes à l'étranger ». Sun City, Goma, Montreux, Bujumbura : la carte des négociations congolaises est moins nette.

Tshisekedi affirme que la RDC a « trop souvent répondu aux crises par le partage du pouvoir ». Les accords de 1992, 2002, 2013 et 2016 permettent de le vérifier.

La CENCO et l'ECC ont annoncé le dialogue le 17 juillet et l'ont préparé pendant dix-huit mois. L'allocution du 27 août ne les nomme pas une seule fois.

Plus de 200 kilomètres de voiries concernés selon Top Congo FM. Depuis 1967, Kinshasa a connu quatre plans : deux jamais approuvés, un approuvé et jamais financé, un remis en 2019 et toujours pas appliqué. Le plan directeur des transports dit pourtant où est la marge.

Le 3 mars 2026, le ministre de la Justice affirmait que les auteurs d'infractions en ligne seraient poursuivis, en RDC comme à l'étranger. Six mois plus tard, la TikTokeuse Denise Dusauchoy est arrêtée en Tanzanie. Ce que permettent les textes, et où passe le seuil d'extradition.

Félix Tshisekedi veut empêcher que les armes n'ouvrent la table de négociation. Le principe est solide. Sun City et Goma disent pourquoi il sera difficile à tenir.

Sur une allocution de plus de quatre mille mots, un seul chiffre engage le président de la République. « L'ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois », a déclaré Félix Tshisekedi jeudi 27 août à Kinshasa, en lançant le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Tout le reste du dispositif, les organes, les participants, l'ordre du jour, tient dans des ordonnances qui ne sont pas encore signées. Ces trois mois doivent contenir deux ordonnances, vingt-six consultations provinciales, des assises nationales à Kinshasa et l'adoption d'un Pacte national.

Le président Félix Tshisekedi a consacré une part de son allocution du 27 août à une question qu'il pose lui-même : « Pourquoi, soixante-six ans après l'indépendance, notre pays reste-t-il confronté aux mêmes fragilités, aux mêmes fractures et au retour régulier des mêmes crises ? » Il écarte lui-même la mise en cause d'acteurs : la réponse « ne réside ni dans la condamnation d'un camp, ni dans la mise en accusation d'une communauté ou d'une génération », a-t-il déclaré. Ce qu'il met en cause est une méthode, celle des dialogues congolais successifs, et il en tire un instrument précis : une matrice publique de mise en œuvre.

Le président Félix Tshisekedi a fait de l'ancrage territorial la marque du Dialogue national qu'il a lancé jeudi 27 août. « Il ne commencera pas à Kinshasa, mais au cœur de nos 26 provinces, de nos territoires et de nos communautés », a-t-il déclaré. Le point d'entrée du processus est précis : un forum préliminaire « au chef-lieu provincial ». Dans deux provinces au moins, ce chef-lieu n'est plus administré par l'État congolais.

L'ACOREP a retiré le 26 août 2026 les autorisations des produits à base de dichlorvos, vendus sous la marque SNIPER. Ce que dit la science, et quels pays ont déjà interdit ou restreint cette substance.
