Transparence éditoriale
Politique de corrections et droit de réponse
Ce que nous corrigeons
BETO se trompe. Sur 200 articles publiés en moyenne par mois, plusieurs contiendront des erreurs — coquilles, dates inexactes, attributions erronées, chiffres approximatifs, omissions qui changent le sens. Notre engagement n’est pas de ne jamais nous tromper. Notre engagement est de corriger nos erreurs publiquement, rapidement, et de manière traçable.
Nous corrigeons :
- les erreurs factuelles (date, lieu, nom, fonction, chiffre, citation rapportée) ;
- les attributions inexactes (un propos attribué à la mauvaise personne, une source mal citée) ;
- les omissions qui changent substantiellement le sens de l’article ;
- les imprécisions juridiques (qualification d’un fait, citation d’un texte de loi) ;
- les erreurs de traduction lorsque nous traduisons des sources en lingala, swahili, kikongo, tshiluba, anglais ou autre langue ;
- les illustrations inadaptées (photo qui ne correspond pas au sujet, légende erronée).
Nous ne « corrigeons » pas :
- une analyse ou un commentaire éditorial avec lequel un lecteur est en désaccord — nous publions sa réaction sous forme de droit de réponse ou de tribune ;
- une caractérisation politique d’un acteur lorsque cette caractérisation s’appuie sur des faits établis dans l’article.
Comment nous corrigeons
Lorsqu’une erreur est constatée, l’article est modifié dans les heures qui suivent.
Pour les coquilles et erreurs mineures qui n’affectent pas le sens (typo, formulation maladroite) : la modification est faite silencieusement, sans mention publique.
Pour les erreurs factuelles (date, nom, chiffre, attribution) : la correction est apportée, et un encadré daté est ajouté en pied d’article.
Droit de réponse — procédure
Toute personne physique ou morale citée nommément dans un article de BETO a un droit de réponse, conformément à la loi congolaise n° 96-002 du 22 juin 1996 relative à la presse.
Conditions de recevabilité. La personne ou son représentant légal envoie sa demande à corrections@beto.cd avec en objet « Droit de réponse — [titre de l’article] ». Le texte de la réponse doit :
- être d’une longueur raisonnable (équivalente à celle des passages la concernant dans l’article — sauf si la réponse comporte des éléments factuels nouveaux qui justifient un développement) ;
- se rapporter directement à ce qui a été écrit ;
- ne contenir aucune affirmation contraire à la loi ;
- ne pas porter atteinte à l’honneur d’un tiers.
Délai de traitement. Nous accusons réception sous 24 heures ouvrées. Nous publions ou répondons motivement sous 48 heures ouvrées à compter de la réception.
Modalités de publication. Le droit de réponse est publié :
- en encadré distinctif à l’intérieur de l’article concerné, quand le texte est court ;
- en encadré en tête d’article avec lien vers la réponse intégrale en pied, quand le texte est plus long ;
- en page séparée référencée depuis l’article quand la réponse dépasse la longueur de l’article initial — dans ce cas, la mention « Lire le droit de réponse de [nom] » est visible immédiatement sous le titre.
Refus motivé. Si nous refusons la publication, nous le motivons par écrit dans le délai de 48 heures, en pointant le ou les motifs prévus par la loi. Le refus peut être contesté devant le juge des référés de Kinshasa.
Contradictoire pré-publication
Pour les enquêtes nominatives à charge, le contradictoire intervient avant la publication, pas après. Nous écrivons à la personne mise en cause au moins 48 heures avant la publication, en lui indiquant :
- la nature des affirmations qui la concernent ;
- les sources sur lesquelles ces affirmations reposent (sans révéler l’identité des sources confidentielles) ;
- l’invitation à nous répondre par écrit, dans le même délai.
Sa réponse, si elle nous est adressée dans le délai, est intégrée à l’article dès sa première publication, en encadré ou in extenso selon sa longueur. Si elle nous parvient après publication, elle est ajoutée en mise à jour, avec date et mention.
L’absence de réponse dans le délai est mentionnée dans l’article : « Sollicité·e par BETO, [nom] n’a pas donné suite à nos questions à la date de publication. »
Archives et opacité
Un article publié par BETO ne disparaît pas. Même corrigé, même contesté, même perdu de procès, il reste accessible à son adresse d’origine, accompagné de l’historique de ses modifications. C’est la contrepartie de la confiance que nous demandons : pas de réécriture silencieuse de l’histoire.
Une seule exception : la demande de désindexation pour atteinte grave à la vie privée d’une personne non publique (cas typique : un fait divers ancien qui revient en première page d’une recherche Google sur le nom d’une victime). Toute demande motivée à corrections@beto.cd est examinée par la direction de la publication. La décision est prise sous 30 jours.
Nous écrire
Pour signaler une erreur : corrections@beto.cd
Pour exercer un droit de réponse : corrections@beto.cd avec « Droit de réponse — [titre] » en objet.
Pour une demande de désindexation : corrections@beto.cd avec « Désindexation » en objet, accompagnée des motifs.
Pour saisir le juge en cas de différend qui ne trouve pas de solution amiable : Tribunal de paix de Kinshasa-Gombe pour les contestations légères, Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe pour les contestations sur le fond. BETO se conforme aux décisions de justice définitives.
Texte adopté par la rédaction de BETO le 30 juin 2026. Ce document est librement reproductible en intégralité, à condition d’en indiquer la source et la date de version.