Sports CAN Féminine Maroc 2025 : Crise chez les Léopards dames, la RDC au bord du forfait contre le Sénégal
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CAN Féminine Maroc 2025 : Crise chez les Léopards dames, la RDC au bord du forfait contre le Sénégal

Les Léopards dames lors d’une rencontre à Kinshasa. PHOTO DROITS TIERS.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 5 JUILLET 2025 - 20:13 WAT · 2 min de lecture

À la veille de leur entrée en lice dans la 15e édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine (5 au 26 juillet 2025, au Maroc), les Léopards dames de la République Démocratique du Congo font parler d’elles, mais pour des raisons extra-sportives. À seulement 24 heures de leur match d’ouverture face aux Lionnes de la Teranga du Sénégal, prévu ce dimanche 6 juillet à Rabat, les joueuses congolaises ont tout bonnement refusé de s’entraîner ce samedi, menaçant de boycotter la rencontre.

Selon des sources concordantes sur place, ce mouvement de grève serait motivé par des promesses non tenues et des arriérés de primes. Les internationales congolaises réclament notamment le paiement de plusieurs mois de primes impayées, incluant celles liées aux matchs qualificatifs pour cette CAN 2025 — dont la double confrontation contre le Botswana — ainsi que les indemnités du stage de préparation effectué récemment en Algérie.

Cette situation tendue a mis à mal la cohésion au sein du groupe, pourtant arrivé à Rabat dans un état d’esprit conquérant. Dirigée par l’entraîneur Hervé Happy, la sélection congolaise est composée d’un savant mélange d’éléments expérimentés évoluant en Europe et de jeunes pépites locales, dont certaines issues du TP Mazembe, récent champion d’Afrique en Ligue des Champions féminine de la CAF.

Si la menace de boycott se concrétisait, la RDC risquerait une défaite sur tapis vert, mais surtout des sanctions sévères de la part de la Confédération africaine de football (CAF). Outre des amendes financières, la sélection féminine congolaise pourrait être suspendue des prochaines éditions de la CAN, compromettant ainsi les efforts de structuration du football féminin dans le pays.

Alors que la crise enfle, le ministère des Sports reste muet. Aucune déclaration officielle n’a été faite par le ministre Didier Budimbu, malgré l’urgence de la situation. Une intervention rapide des autorités sportives et gouvernementales apparaît désormais indispensable pour apaiser les tensions, honorer les engagements pris envers les joueuses et préserver l’image de la RDC sur la scène internationale.

C. Timothée ÉZÉCHIEL

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