Politique COP 15 à Montréal : « Il n’est pas question de négocier sur les mécanismes de financement de la biodiversité avec le Rwanda » (Ève Bazaiba)
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COP 15 à Montréal : « Il n’est pas question de négocier sur les mécanismes de financement de la biodiversité avec le Rwanda » (Ève Bazaiba)

COP 15 à Montréal : « Il n’est pas question de négocier sur les mécanismes de financement de la biodiversité avec le Rwanda » (Ève Bazaiba)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 DÉCEMBRE 2022 - 09:20 WAT · 3 min de lecture

La République Démocratique du Congo (RDC), à travers sa Vice-Première ministre, ministre de l’environnement et du développement durable, Ève Bazaiba Masudi, a, le dimanche 18 décembre, récusé officiellement la co-facilitation du Rwanda dans les mécanismes de financement et de préservation de la biodiversité. C’était à la quinzième Conférence des Parties sur la biodiversité (COP 15) qui se tient à Montréal, au Canada.

Selon la Ministre, il est impossible que la RDC entame une quelconque négociation avec le voisin Rwanda vu que ce dernier est impliquée militairement dans la crise qui sévit l’Est de son pays.

« Il n’est pas question de négocier sur les mécanismes de financement de la biodiversité avec le Rwanda comme co-facilitateur, étant donné que ce pays détruit la biodiversité en RDC par son agression avérée, à travers le soutien à un mouvement terroriste qui est le M23 », a-t-elle souligné.

Elle ajoute que de par sa biodiversité et sa contribution à l’équilibre climatique mondial par ses services écosystèmiques, la RDC mérite l’attention singulière de tous les partenaires.

« La RDC est classée cinquième nation de par sa biodiversité et contribue à l’équilibre climatique mondial par ses services écosystèmiques. Le pays mérite une attention particulière de tous les partenaires au développement. De ce fait, il est inconcevable pour la RDC de prendre part à ces négociations en présence du Rwanda », a-t-elle ajouté.

Un fonds dédié à préserver la biodiversité

La Vice-ministre a également plaidé en faveur de la création d’un fonds dédié à la préservation de la Biodiversité. La question devrait être approfondie dans la plénière avec les parties sur le mécanisme de ce financement.

Cette COP15 devra aboutir à l’adoption d’un cadre équitable et global, assorti des ressources nécessaires à la mise en œuvre d’un plan qui préserve les droits des peuples autochtones et reconnaît leurs attributions en tant que gardiens de la nature. Elle devra également être assorti du financement de la biodiversité et de l’alignement des flux financiers sur la nature pour orienter ces finances vers des investissements durables, pour enfin les éloigner de ceux nuisibles à l’environnement.

Cette 15ème Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations Unies est une rencontre internationale réunissant des gouvernements du monde entier. Elle vise l’adoption d’un cadre stratégique mondial pour la biodiversité sur la période 2020-2030.

La conférence s’étend du 7 au 19 décembre 2022, à Montréal, au Québec, siège du Secrétariat de la CDB des Nations Unies.  Plus de 18 000 personnes venues de 196 pays y participent.

Odon Bakumba

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