Créances du FPI : Judith Suminwa lance l’assaut pour récupérer 350 millions de dollars
La Première ministre Judith Suminwa a lancé une offensive pour récupérer près de 350 millions de dollars de créances en souffrance dues au Fonds de promotion de l'industrie, un levier clé de l'industrialisation du pays.
Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka. Crédit photo : primature-RDC.
AFP
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a lancé une offensive pour récupérer près de 350 millions de dollars de créances en souffrance dues au Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Réunie le vendredi 3 juillet avec la Commission spéciale chargée du recouvrement forcé, elle a fixé un cap sans exception : aucun dossier ne doit être laissé de côté. L’objectif affiché est de restaurer les capacités financières de cet établissement public, présenté comme un instrument clé de l’industrialisation du pays.
Selon le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, la cheffe du gouvernement a demandé d’affiner la catégorisation des débiteurs pour adapter les mécanismes de recouvrement à chaque cas. « Ce n’est que le début des travaux. Nous allons d’abord catégoriser toutes ces créances qui sont en souffrance. L’ordre du jour aujourd’hui, c’est que ceux qui doivent payer doivent s’exécuter », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.
Les sommes concernées dorment parfois depuis des années. Certaines créances remontent à près de vingt ans, privant le FPI de ressources destinées à financer des projets industriels. « Il n’est pas normal que des personnes qui ont reçu de l’argent de l’État ne le rendent pas alors qu’elles se sont engagées à le faire. Il faut absolument aider le FPI à recouvrer cet argent afin qu’il soit réinvesti dans l’industrialisation du pays », a insisté Justin Kalumba. Le dossier avait déjà été évoqué au Conseil des ministres du 10 avril, où le chef de l’État en avait souligné le caractère prioritaire.
Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse le seul recouvrement. La récupération de ces fonds, issus de la taxe de promotion de l’industrie, s’inscrit dans le programme de réformes du gouvernement, qui fait de la transformation locale des matières premières un levier de valeur ajoutée et d’emplois. La réunion a rassemblé plusieurs institutions, dont le Premier président de la Cour de cassation, les ministres du Budget, des Affaires foncières et du Portefeuille, ainsi que l’Inspection générale des finances, l’ANR, la DGM et le comité de gestion du FPI.