Politique Grève au sein de TRANSCO : « Kinshasa a perdu près de 40.000.000 USD » (Godé Mpoyi)
Politique

Grève au sein de TRANSCO : « Kinshasa a perdu près de 40.000.000 USD » (Godé Mpoyi)

Grève au sein de TRANSCO : « Kinshasa a perdu près de 40.000.000 USD » (Godé Mpoyi)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 31 JUILLET 2024 - 17:07 WAT · 3 min de lecture

La ville de Kinshasa a perdu près de quarante millions (40.000.000) suite au mouvement de grève déclenché le lundi 29 juillet par l’association des chauffeurs du Congo. C’est ce qu’a décrié ce mercredi 31 juillet le professeur et ancien président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi, qui estime que cela constitue un manque à gagner pour la capitale de la RDC.

« Quand nous étions en fonction, les statistiques attestent que chaque jour il y a en moyenne quatre millions de personnes qui fréquentent le centre-ville et s’il faut considérer que chaque personne (…) ne gagnait au bas mot que 10 dollars, vous devez comprendre qu’aujourd’hui l’économie de la ville a perdu autour de 40.000.000 USD », a déclaré Godé Mpoyi, professeur d’universités cité par ACP.

L’ancien président de l’assemblée provinciale de Kinshasa a manifesté son indignation sur les répercussions de cette journée de grève occasionnée par des chauffeurs de la capitale.

« Vous devez savoir que la population kinoise vit essentiellement de l’économie souterraine qu’on appelle vulgairement l’économie informelle. C’est ce qui fait qu’une journée perdue comme celle-ci a des répercussions non seulement sur l’économie de la ville de Kinshasa mais aussi sur le plan social et le fonctionnement du pays », a-t-il renseigné.

L’économiste de formation a recommandé au gouvernement provincial et national d’entamer des dialogues pour lever toutes les préoccupations liées à ce secteur de la vie en RDC en général et à Kinshasa en particulier. Il a encouragé l’Etat congolais a fixé les prix de course, ainsi qu’à veiller sur l’application des mesures dans ce secteur de la vie abandonné à son triste sort.

Du 29 au 30 juillet derniers, les difficultés de la mobilité dans la ville de Kinshasa se sont exacerbées avec cette grève des agents de TRANSCO, alors que les bus sont de plus en plus rares sur les grandes artères de la mégapole congolaise. Une situation dont les causes remontent par la grève lancée par les conducteurs de transports en commun pour protester contre les tracasseries policières sur les routes de la Capitale.

À l’issue de la rencontre qui a réuni le Vice-premier ministre en charge de transports, voies de communication et désenclavement Jean-Pierre Bemba et la délégation syndicale de cette entreprise publique, le personnel de TRANSCO a été appelé à mettre fin au mouvement de grève observé depuis le 22 juillet de l’année en cours. Le VPM leur rassurant d’eponger deux mois d’arrieré de salaire.

Persi M

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…