La RN27 rouvre, six cents véhicules repartent, et le prix de l’essence toujours à la hausse
Les transporteurs de l’Ituri ont levé leur grève le 23 octobre et plus de six cents véhicules ont repris la RN27 entre Bunia et Mahagi. Ils disent avoir obtenu le déploiement de militaires entre Lopa et Nyoka et la fin des tracasseries aux péages. Le litre d’essence, monté jusqu’à 5 000 francs, n’a pas encore baissé.
La RN27 rouvre, six cents véhicules repartent, et le prix de l’essence toujours à la hausse
AFP
Le trafic a repris sur la RN27, entre Bunia et Mahagi, en Ituri. Les transporteurs ont levé leur grève le vendredi 23 octobre et plus de six cents véhicules transportant passagers et marchandises ont repris la route. Les premiers convois sont arrivés à Bunia.
La grève avait commencé le 17 octobre, après des embuscades et des extorsions répétées. Nous l’avions documentée au sixième jour puis au septième.
Ce que les transporteurs disent avoir obtenu
Le coordonnateur des transporteurs de l’Ituri, Dieumerci Uwilo, indique que le gouverneur et les transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures, à commencer par le renforcement de la sécurité sur les tronçons à haut risque, notamment entre Lopa et Nyoka.
Une équipe dépêchée sur le terrain a confirmé le déploiement de militaires des Forces armées dans les zones concernées. Les transporteurs disent aussi avoir obtenu des assurances sur la fin des tracasseries administratives qu’ils attribuent à certains services de l’État aux postes de péage.
Le carburant a monté, la baisse reste à voir
Le litre d’essence se vendait environ 3 800 francs congolais avant la grève. Il a atteint 4 500 francs, voire 5 000 francs dans certains points de vente pendant les dix jours d’arrêt. La reprise pourrait atténuer la hausse, mais aucune baisse effective n’est confirmée.
À Bunia, les coupures de cinq dollars sont par ailleurs de plus en plus refusées dans les marchés, sans qu’aucune décision officielle ne l’explique.
Un écart de décompte à lever
La source parle de dix jours de grève pour un mouvement lancé le 17 octobre et levé le 23, soit six jours pleins. Le décompte exact n’est pas explicité.
Le nombre de militaires déployés n’est pas communiqué, les tronçons couverts ne sont pas tous nommés, et le gouverneur de l’Ituri ne s’est pas exprimé publiquement. Les services visés par les plaintes sur les péages ne sont pas identifiés.
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