Santé À Nia-Nia, la riposte Ebola s’arrête pour trois mois de primes impayées
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À Nia-Nia, la riposte Ebola s’arrête pour trois mois de primes impayées

Les prestataires de la riposte contre Ebola de la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, ont décrété une grève sèche illimitée depuis le 23 octobre. Ils n’ont pas perçu leurs primes depuis août. Surveillance épidémiologique, sensibilisation et prévention des infections sont suspendues alors que l’épidémie progresse autour de Mambasa.

Le bureau de la commune rurale de Kasindi en territoire de Beni
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 OCTOBRE 2026 - 11:44 WAT · 2 min de lecture

Les prestataires de la riposte contre Ebola de la zone de santé de Nia-Nia, dans le territoire de Mambasa en Ituri, ont cessé le travail depuis le vendredi 23 octobre. Ils réclament près de trois mois d’arriérés de primes, non perçues depuis le mois d’août.

« Nous décrétons une grève sèche générale et illimitée des activités dans la zone de santé de Nia-Nia. Toutes les activités sont suspendues jusqu’au paiement intégral de nos primes», a dit Docteur Willy Ngeleza, porte-parole des prestataires grévistes.

Ce que la grève arrête

Les activités suspendues sont celles qui tiennent la chaîne en amont du lit d’hôpital : la surveillance épidémiologique, la communication sur les risques et l’engagement communautaire, la prévention et le contrôle des infections.

Or l’épidémie continue de se propager dans certaines aires de santé en périphérie du centre de Mambasa, selon des sources sanitaires locales. C’est précisément là que la surveillance et la sensibilisation font la différence.

Le même motif, de juillet à octobre

Le motif n’est pas nouveau. À Bunia, les prestataires de la zone de santé de Rwampara ont donné un ultimatum de quarante-huit heures le 20 octobre après soixante-dix-sept jours sans prime. En juillet déjà, les soignants de la riposte tenaient l’épicentre sans avoir été payés depuis le 15 mai.

Les grévistes de Nia-Nia disent avoir adressé plusieurs ultimatums et rencontré les responsables de la riposte et les autorités, sans réponse satisfaisante.

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