Nord-Kivu : le BCNUDH préoccupé suite à l’exécution sommaire à Nyabiondo malgré l’accord de paix
Des combattants du M23 au Stade de l'Unité à Goma, en République démocratique du Congo, le 6 février 2025. © 2025 Alexis Hughet/AFP via Getty Images
AFP
Selon le BCNUDH, l’acte a été perpétré publiquement par un individu identifié comme membre du groupe armé M23, intégré à la coalition armée AFC. Le drame s’est déroulé devant des civils, dont des enfants, une scène confirmée par plusieurs sources fiables et appuyée par une vidéo authentifiée par Human Rights DRC.
L’organisation condamne fermement cet acte qu’elle qualifie de « violation grave du droit international humanitaire ». Elle appelle l’AFC, en tant que partie prenante au processus de paix en cours, à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher de telles violations et traduire les responsables en justice.
Depuis 2021, Human Rights DRC a documenté plus de 1 600 exécutions sommaires attribuées au M23. Ces chiffres alarmants témoignent de l’ampleur des abus commis et de l’extrême vulnérabilité des populations civiles, régulièrement prises pour cibles dans les zones de conflit.
Un processus de paix fragilisé
Cette nouvelle exaction jette une ombre sur la mise en œuvre de l’accord de paix signé récemment entre le gouvernement congolais et les groupes armés actifs dans l’Est du pays. Alors que les négociations visaient à favoriser le retour de la stabilité, la persistance des violences, notamment contre les civils, fragilise la crédibilité du processus.
Les Nations Unies et les partenaires internationaux sont appelés à redoubler d’efforts pour garantir la mise en œuvre effective de l’accord, notamment à travers un mécanisme indépendant de suivi des violations des droits humains, et des sanctions ciblées contre les auteurs d’abus.
Protection des civils : une urgence absolue
Face à cette situation, le BCNUDH exhorte les autorités congolaises et toutes les parties prenantes à renforcer les mécanismes de protection des populations civiles, particulièrement dans les territoires du Nord-Kivu les plus exposés aux violences. Il en va de la survie de milliers de Congolais, pris au piège entre les belligérants malgré les engagements politiques pris au plus haut niveau.
Christian Okende
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