RDC–France : 1,3 million d’euros contre l’impunité des violences sexuelles en zones de conflit
La République démocratique du Congo, la France et le FONAREV ont signé une déclaration d’intention portant sur un projet de plus de 1,3 million d’euros destiné à améliorer l’accès à la justice et à la réparation des victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit. Le programme couvrira la période 2026-2028.
RDC–France : 1,3 million d’euros contre l’impunité des violences sexuelles en zones de conflit
AFP
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a signé vendredi 2 octobre, aux côtés du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), une déclaration d’intention visant à renforcer l’accompagnement judiciaire des victimes.
Baptisé « Soutien à l’État de droit en faveur des victimes de violences sexuelles dans les zones de conflit », le projet est doté d’un budget de plus de 1,3 million d’euros pour la période 2026-2028.
L’objectif est de garantir aux victimes un accès effectif, gratuit et sécurisé à la justice, de renforcer leur droit à réparation et de contribuer à la lutte contre l’impunité.
Concrètement, le programme prévoit la prise en charge des frais de procédure et des honoraires d’avocats afin de réduire les obstacles financiers auxquels peuvent être confrontées les victimes lorsqu’elles souhaitent saisir la justice.
Le dispositif prévoit également le déploiement de cliniques juridiques mobiles ainsi que l’organisation d’audiences foraines. L’ambition affichée est de rapprocher les services judiciaires des victimes vivant notamment dans les zones affectées par les conflits armés.
Le projet prévoit en outre le renforcement des capacités des magistrats, des officiers de police judiciaire et des avocats impliqués dans le traitement de ces dossiers.
« Notre objectif est clair : aucune victime ne doit renoncer à faire valoir ses droits faute de moyens financiers. La justice doit être accessible, protectrice et réparatrice », a déclaré Guillaume Ngefa sur son compte X.
Pour le ministre de la Justice, le partenariat conclu avec la France et le FONAREV doit également permettre de traduire les engagements pris en faveur des survivantes en mesures concrètes, tout en contribuant à restaurer leur confiance dans l’institution judiciaire.
« La justice ne doit pas être un privilège réservé à ceux qui en ont les moyens. Elle est un droit, et ce droit doit être effectivement garanti à toutes et à tous », a-t-il insisté.
Christian Okende
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