RDC : Lamuka accuse la CENI de transformer l’octroi des duplicatas des cartes en un « nouvel enrôlement » des électeurs
RDC : Lamuka accuse la CENI de transformer l’octroi des duplicatas des cartes en un « nouvel enrôlement » des électeurs
AFP
Dans une communication faite jeudi 07 septembre, la coordination des opérations électorales de la coalition Lamuka (COEL) a expliqué avoir constaté avec « regret », le fait que la CENI a davantage « privatisé » le processus électoral, faisant fi des souhaits et recommandations formulés par Lamuka, la CENCO, l’ECC et tant d’autres structures dans le sens « d’améliorer l’intégrité » du processus électoral.
Selon la COEL, le président de la CENI, Dénis Kadima s’est décidément « enfermé » dans sa logique de « missionnaire chargé d’organiser des élections frauduleuses, en faveur du Chef de l’État en fonction, Félix-Antoine Tshisekedi et sa famille politique de l’Union sacrée ».
« Dénis Kadima multiplie les violations des textes légaux en la matière, tout en vendant l’illusion des élections crédibles […] la COEL dénonce la réception des listes irrégulières ; la prolongation de l’enrôlement des électeurs hors délai ; la suppression de certaines circonscriptions électorales pour les élections locales ; le refus de l’audit citoyen proposé par la mission d’observation électorale CENCO-ECC », a fait savoir ce document consulté par POLITICO.CD.
Appuyant les allégations de la COEL, le candidat à la dernière présidentielle de 2018, Martin Fayulu a indiqué que l’opération d’octroi des duplicatas des cartes d’électeurs s’est « transformée en un nouvel enrôlement des électeurs ».
« Prolongation » de l’enrôlement des électeurs, hors calendrier
La COEL a rappelé, dans sa communication, avoir dénoncé « la mauvaise qualité » des cartes d’électeurs ainsi que le projet d’octroi des duplicatas annoncé par la CENI. De ce fait, elle a expliqué qu’après le lancement de l’opération « d’octroi de duplicata », elle constate que les bureaux sont inondés de demandeurs des cartes monde « comme si c’était le début de l’enrôlement ».
« Plusieurs demandeurs de duplicata n’ont pas leurs noms dans le système et sont obligés de remplir des nouvelles fiches pour se voir attribuer des nouvelles cartes portant des nouveaux numéros […] alors, la question qu’il faut poser directement à la CENI est celle de savoir quel est le nombre réel d’électeurs qui se trouve dans son fichier ? », a argumenté la COEL.
Selon elle, cette opération n’est rien d’autre « qu’un nouvel enrôlement », qui amplifie le « doute sur l’intégrité du fichier électoral ».
La coordination électorale de Lamuka a par ailleurs, mis en exergue le fait que dans certains centres d’enrôlement, il y a eu « perte des données » , soit du fait des pannes récurrentes des machines, soit parce que les enregistrements étaient faits avec des machines « en mode formation ».
Monge Junior Diama

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