Politique RDC : L’organisation précipitée des élections impacterait négativement la qualité du scrutin (GEC & Ebuteli)
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RDC : L’organisation précipitée des élections impacterait négativement la qualité du scrutin (GEC & Ebuteli)

RDC : L’organisation précipitée des élections impacterait négativement la qualité du scrutin (GEC & Ebuteli)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 OCTOBRE 2022 - 22:08 WAT · 3 min de lecture

Le groupe d’étude sur le Congo (GEC) et l’institut Ebuteli ont publié un rapport conjoint sur les prochaines élections en République Démocratique du Congo, document intitulé : « Élections à l’ère Tshisekedi, un mauvais départ ? ».

Les deux institutions des recherches ont épinglé dans leur rapport le retard pris dans l’organisation des élections et les contraintes d’ordre sécuritaire qui ne cessent de s’accumuler entre les conflits communautaires au Kwamouth, l’occupation de Bunagana par le M23 ou encore l’insécurité en Ituri.

« Cette instabilité sécuritaire interroge la capacité de la CENI à mener sereinement des activités liées aux élections dans cette partie du territoire national. Il en est de même de Kwamouth, dans le Mai-Ndombe, où l’on signale depuis plusieurs semaines des violences entre les communautés yaka et teke », peut-on lire dans le rapport.

Raison pour laquelle, l’ECC (Église du Christ au Congo) invite le gouvernement à « présenter un plan global de sécurisation des élections dans les zones exposées aux conflits armés ». Cependant, la CENI préconise de rattraper le retard afin de tenir les délais constitutionnels.

«  Certains assurent que plusieurs activités électorales se chevauchent, quand d’autres promettent l’accélération de la cadence au fur et à mesure que les moyens financiers sont mis à la disposition de la CENI. L’idée de supporter un coût financier double ou triple des élections n’est pas exclue », affirment les chercheurs du GEC et d’Ebuteli.

Cela indique que sans précipitation les scrutins de 2023 auraient lieu au plutôt durant le premier semestre de l’année 2024. Cela imparterait négativement la qualité du scrutin selon les chercheurs Gérard Gerold et Mathieu Mérino.

«  Sans précipitaton, les scrutins directs auraient lieu, au mieux, durant le premier semestre 2024. Les chercheurs Gérard Gerold et Mathieu Mérino sont con­vaincus qu’organiser coûte que coûte les élections d’ici fin 2023 impacterait négavement la qualité des scrutins et, éventuellement, leur intégrité ».

Selon le GEC, l’enjeu de l’organisation des élections dans le temps peut apporter un certain crédit au pouvoir de Félix Tshisekedi qui avait pris l’engagement de ne cautionner aucun glissement.

« L’enjeu polique est par ailleurs considérable. Pour le pouvoir, tenir les échéances électorales apporterait un certain crédit à l’engagement pris par le président Tshisekedi de ne pas cautionner un quelconque « glissement » du calendrier électoral. Mais cela permettrait surtout au candidat-président de se pésenter aux élecons en disposant d’un rapport de force favorable ».

La non organisation de l’élection pourrait offrir à l’opposition et aux organisations de la société civile un moyen de pression et de mobilisation de la population afin de contraindre le pouvoir à la négociation, font remarquer GEC et Ebuteli.

Signalons que selon la constitution, les élections prochaines devront se tenir au plus tard le 31 décembre 2023. Et la Ceni ne cesse de rassurer sur la tenue des élections dans le délai.

David Mukendi

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