RDC : l’UDPS annonce une contre-marche le 24 juillet, après celle de l’opposition
RDC : l’UDPS annonce une contre-marche le 24 juillet, après celle de l’opposition
AFP
À Kinshasa, le climat politique s’annonce de plus en plus tendu à l’approche des manifestations prévues cette semaine. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a annoncé l’organisation d’une contre-marche le 24 juillet, soit deux jours après celle projetée par l’opposition.
Lors d’une matinée politique organisée le dimanche 19 juillet 2026 au siège du parti présidentiel, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a affiché la détermination de sa formation politique à occuper le terrain. « La rue, c’est nous », a-t-il déclaré devant les militants, affirmant ainsi la volonté de l’UDPS de démontrer sa capacité de mobilisation.
Dans la foulée, Augustin Kabuya a précisé que son parti ne prendrait pas part à la marche de l’opposition prévue le 22 juillet. Qualifiant cette initiative de « piège », il a estimé que l’UDPS n’avait aucun intérêt à s’y associer.
« L’UDPS ne peut pas tomber dans un tel piège, puisque l’opposition a déjà introduit une demande auprès de l’Hôtel de Ville pour marcher le 22 juillet. Je crois qu’on doit la laisser marcher », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l’UDPS a, par ailleurs, appelé les autorités à assurer un encadrement strict de la manifestation de l’opposition. Il a notamment suggéré au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, de mettre à la disposition des forces de l’ordre des moyens modernes, notamment des drones, afin de surveiller le déroulement de la marche. Il a également recommandé de faciliter le travail des médias en leur fournissant les moyens nécessaires pour couvrir l’événement.
Selon lui, ces dispositions permettraient d’éviter toute controverse à l’issue de la manifestation. « Ainsi, à la fin, les opposants ne pourront pas accuser faussement le pouvoir en cas de dérapages », a-t-il soutenu.
Augustin Kabuya a également mis en garde contre toute tentative de récupération politique. « Nous ne devons pas donner à l’opposition l’occasion de se victimiser en cas d’échec de sa manifestation. Laissons les opposants organiser leur marche calmement », a-t-il ajouté, tout en minimisant la capacité de mobilisation de ses adversaires.
Le secrétaire général de l’UDPS a appelé les militants du parti à faire preuve de discipline et de retenue, les exhortant à ne pas céder aux provocations, tout en restant mobilisés derrière les actions de leur formation politique.
Christian T. ÉZÉCHIEL