Affaire de la prison de Kisangani : Constant Mutamba devant la Cour de cassation le 9 juillet
Constant Mutamba, Ex ministre de la Justice et Garde des Sceaux.
Photo tiers.
AFP
L’ancien ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba, comparaîtra ce mercredi 9 juillet devant la Cour de cassation, son juge naturel, dans le cadre d’un procès très attendu. Il est poursuivi pour son implication présumée dans le détournement de 19 millions de dollars américains alloués à la construction d’un établissement pénitentiaire à Kisangani.
Cette procédure judiciaire intervient peu après la démission de Mutamba du gouvernement Suminwa Tuluka, démission entérinée par le Président Félix Tshisekedi via une correspondance officielle signée par son directeur de cabinet, Anthony Nkinzo Kamole. En poste depuis seulement un an, Mutamba laisse derrière lui plusieurs réformes engagées au sein du ministère de la Justice.
Selon des sources proches du dossier, l’ancien ministre a d’ores et déjà reçu sa citation à comparaître. Dans sa lettre de démission adressée au chef de l’État, il dénonce un «complot politique» qu’il attribue au régime de Kigali, qu’il accuse de vouloir le faire payer pour ses actions en justice contre l’agression rwandaise dans l’Est du pays. Il y affirme également son intention de poursuivre son engagement politique en dehors du gouvernement.
Le parquet près la Cour de cassation reproche à l’ex-ministre de ne pas avoir vérifié l’existence effective de l’entreprise adjudicataire du marché, Zion Construction. Pire encore, les enquêtes ont révélé qu’aucun terrain n’a été identifié à ce jour pour ériger la prison censée voir le jour à Kisangani, alors que les fonds ont été décaissés.
Cette affaire, qui suscite déjà une forte attention de l’opinion publique, pourrait bien marquer un tournant important dans la lutte contre la corruption au sein de l’appareil étatique congolais.
O. Fiston
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