Aru : 364 maisons détruites dans un conflit foncier, leurs occupants sans abri
Le bilan figure dans le point humanitaire présenté au Conseil des ministres du 25 septembre. Les affrontements ont eu lieu dans les villages de Nyori-Djambara et de Nyoro, groupement de Lolo, chefferie des Zaki. Ni la date, ni les parties, ni le bilan humain ne sont communiqués.
Aru : 364 maisons détruites dans un conflit foncier, leurs occupants sans abri
AFP
Trois cent soixante-quatre maisons ont été détruites dans un conflit foncier en Ituri, et leurs occupants sont sans abri. Le chiffre figure dans le point sur la situation humanitaire présenté au Conseil des ministres du vendredi 25 septembre par la ministre d’État chargée des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale.
Où, et à quelle échelle
La localisation est précise. Les affrontements ont eu lieu dans les villages de Nyori-Djambara et de Nyoro, groupement de Lolo, chefferie des Zaki, territoire d’Aru. Le compte rendu qualifie le fait de « cas de conflit foncier » et arrête le bilan matériel à 364 maisons détruites.
Le document ne donne ni la date des affrontements, ni les parties en présence, ni le bilan humain, ni le nombre de personnes déplacées, ni l’objet exact du litige foncier. Il ne dit pas non plus si une enquête judiciaire a été ouverte.
Le territoire d’Aru se situe à l’extrême nord de l’Ituri, à la frontière ougandaise et soudanaise, à l’écart des zones où opèrent les groupes armés qui occupent l’essentiel de l’attention. Le conflit y est foncier et coutumier, pas insurrectionnel.
Le reste du tableau humanitaire de la quinzaine
Le rapport couvre la période du 23 août au 6 septembre 2026. Il cite des incendies à Akula dans le Sud-Ubangi, à Balanda dans le Tanganyika et au village Eyana dans le Kwilu, sans en donner le bilan.
Il signale aussi un cas d’intempéries dans le territoire d’Idjwi, où de fortes pluies ont emporté la toiture de l’Institut Mango 2, compromettant les conditions d’apprentissage de plus de deux cents élèves. Une école de plus, dans un pays où 1 131 établissements étaient fermés à la rentrée et 491 578 enfants hors du système scolaire.
Une signature assortie de quatre conditions
Le même point d’information contient une décision de politique humanitaire qui mérite d’être relevée. La RDC endosse la Déclaration internationale pour la protection du personnel humanitaire, à la demande du gouvernement australien qui en est l’initiateur, avec la facilitation du Royaume-Uni.
Mais cet endossement est présenté comme « indissociable » d’une note d’observations et de priorités nationales contraignantes, détaillant quatre piliers que le compte rendu qualifie de « non négociables » : la souveraineté et la centralité du Cadre national de concertation humanitaire, la localisation effective de l’aide, la redevabilité et le respect des lois, et la sanction des commanditaires extérieurs.
Le gouvernement doit autoriser la transmission officielle du dossier finalisé à Canberra par le canal du ministère des Affaires étrangères. Le compte rendu ne publie pas le texte de la note d’observations.
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