Belinda Lutundila nommée présidente du nouveau Comité de Normalisation de la FECOFA
Belinda Luntandila nommée présidente du Conor de la Fecofa. PHOTO DROITS TIERS
AFP
La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé ce jeudi 3 juillet la mise en place d’un nouveau Comité de Normalisation (CONOR) à la tête de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). À la tête de cette nouvelle équipe : madame Belinda Lutundila Nzuzi, une juriste chevronnée, récemment élue membre de la Commission de discipline de la FIFA.
Elle est également membre du panel d’experts chargé d’examiner les candidatures aux commissions électorales et de recours de la FECOFA, un rôle qui l’a déjà placée au cœur du processus de réforme du football congolais. Sa nomination à la présidence du CONOR témoigne de la volonté de la FIFA d’accélérer et de crédibiliser le processus électoral au sein de la FECOFA.
Lutundila sera épaulée par Honoré Loango Boelua Baendafe, qui conserve son poste de vice-président du Comité de Normalisation. Ancien membre de l’équipe sortante, il incarne une forme de continuité institutionnelle tout en étant appelé à travailler sous une nouvelle impulsion. Le trio est complété par madame Lisette Mavungu Thamba, nouvelle venue au sein du CONOR en qualité de membre.
Cette nouvelle équipe succède à celle dirigée par Dieudonné Sambi Nsele Lutu, nommé en avril 2023 mais écarté à la suite d’une réunion entre la FIFA et le CONOR tenue le 25 juin dernier. À ses côtés, partent également Guy Kabeya Muana Kalala (vice-président) et Sabin Mashini (membre), tous désormais relevés de leurs fonctions.
La mission de ce nouveau CONOR est et urgente organiser les élections du nouveau comité exécutif de la FECOFA au plus tard le 31 décembre 2025. Ce mandat, défini par la FIFA, s’inscrit dans la continuité des efforts de normalisation entamés depuis le 23 avril 2023, date à laquelle l’instance internationale avait placé la FECOFA sous tutelle après le départ de Constant Omari Selemani.
Depuis lors, les différentes équipes de normalisation qui se sont succédé ont eu pour tâche de rétablir un cadre institutionnel stable, de gérer les affaires courantes de la fédération et de poser les bases d’élections transparentes. Mais les blocages internes, les tensions entre clubs et ligues, ainsi que les ingérences politiques ont plusieurs fois ralenti le processus.
C.Timothée ÉZÉCHIEL