En continu Beni sous haute surveillance après l’appel à une journée « ville morte »

Beni sous haute surveillance après l’appel à une journée « ville morte »

Ce renforcement du dispositif sécuritaire intervient après l’appel lancé par plusieurs mouvements citoyens, dont la LUCHA, à observer une journée « ville morte » pour dénoncer la persistance de l’insécurité et les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni. Une mobilisation largement suivie Selon les informations recueillies

Beni sous haute surveillance après l’appel à une journée « ville morte »
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 MAI 2026 - 08:28 WAT · 2 min de lecture

Ce renforcement du dispositif sécuritaire intervient après l’appel lancé par plusieurs mouvements citoyens, dont la LUCHA, à observer une journée « ville morte » pour dénoncer la persistance de l’insécurité et les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni.

Une mobilisation largement suivie

Selon les informations recueillies sur place, l’appel des organisateurs a été largement respecté par les habitants. La majorité des commerces, boutiques et marchés sont restés fermés tout au long de la matinée, tandis que plusieurs établissements scolaires ont suspendu les cours.

Cette paralysie partielle des activités a plongé la ville dans une atmosphère inhabituellement calme, sous la surveillance des forces de sécurité déployées aux principaux carrefours.

Le secteur des transports fonctionne toutefois au ralenti. Quelques motos-taxis et véhicules de transport en commun continuent de circuler, mais avec prudence, dans un contexte marqué par l’inquiétude des habitants.

La colère contre les attaques des ADF

À travers cette action de protestation, les mouvements citoyens entendent dénoncer la recrudescence des attaques meurtrières menées par les ADF dans le territoire de Beni et ses environs.

Dans la nuit du 5 au 6 mai 2026, au moins 24 civils ont été tués dans plusieurs localités du secteur de Beni-Mbau, selon des sources locales. Ces nouvelles violences ont ravivé la colère et le sentiment d’abandon au sein de la population.

Les récentes attaques, qui ont également provoqué d’importants déplacements de populations, poussent de nombreux habitants à réclamer des opérations militaires plus offensives contre les groupes armés actifs dans la région.

Une situation toujours volatile

La situation demeure suivie de près par les autorités sécuritaires, dans une ville régulièrement secouée par des mouvements de protestation liés à l’insécurité persistante.

Depuis plusieurs années, Beni fait face aux violences récurrentes des ADF, accusés de nombreuses attaques contre les civils malgré les opérations conjointes menées par les FARDC et leurs partenaires sécuritaires.

Azarias Mokonzi


En savoir plus sur BETO

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…