BTP & Infrastructures Corridors de Lobito et de Banana : le CREFDL relève des préalables légaux non respectés

Corridors de Lobito et de Banana : le CREFDL relève des préalables légaux non respectés

Le Centre de recherche en finances publiques et développement a présenté vendredi à Kinshasa une étude citoyenne menée de janvier à août 2026. Elle relève des manquements aux préalables requis pour conclure des contrats de partenariat public-privé sur les corridors de Lobito et de Banana, sans nommer les contrats concernés.

Corridors de Lobito et de Banana : le CREFDL relève des préalables légaux non respectés
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 OCTOBRE 2026 - 11:29 WAT · 2 min de lecture

Le Centre de recherche en finances publiques et développement demande plus de transparence dans la mise en œuvre des corridors de Lobito et de Banana. L’organisation a présenté vendredi à Kinshasa les résultats d’une étude citoyenne menée de janvier à août 2026.

Le rapport relève des manquements à certains préalables requis pour la conclusion de contrats de partenariat public-privé, et appelle au respect des procédures légales.

Les textes invoqués

Le CREFDL s’appuie sur trois références précises : les articles 24 et 25 de la loi portant création, organisation et fonctionnement de l’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé, l’article 37 de la Constitution, et le décret n°22/37 du 29 octobre 2022 portant gouvernance budgétaire.

Le coordonnateur national de l’organisation, Valéry Madianga, souligne que les partenariats public-privé peuvent permettre de réaliser ces mégaprojets sans alourdir le budget de l’État. Il estime que la participation des communautés locales conditionne l’appropriation des projets.

Huit corridors, deux sous surveillance

La RDC compte huit corridors de développement stratégique : Banana, Matadi, Lobito, Kasumbalesa, Sakania, Goma, Bukavu et Aru. L’étude du CREFDL porte sur les deux premiers de la liste par l’ampleur des investissements annoncés.

Ces chantiers s’inscrivent dans un programme gouvernemental de 22 800 kilomètres de routes et de voies ferrées et dans la stratégie d’infrastructures du gouvernement Suminwa II.

Ce que le rapport ne dit pas publiquement

Le compte rendu ne précise pas quels préalables n’ont pas été respectés, ni quels contrats sont visés. Aucun montant n’est avancé sur le coût des corridors. Le gouvernement, l’Agence congolaise des grands travaux et l’Unité de PPP n’ont pas réagi.

L’étude a été menée avec l’appui du National Endowment for Democracy, dans la deuxième phase d’un projet de suivi de la gestion des fonds affectés aux infrastructures.

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B
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