Politique Crise politique en RDC : Pour Dismas Kitenge, le peuple congolais récolte les conséquences des élections « incrédibles » de 2018
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Crise politique en RDC : Pour Dismas Kitenge, le peuple congolais récolte les conséquences des élections « incrédibles » de 2018

Crise politique en RDC : Pour Dismas Kitenge, le peuple congolais récolte les conséquences des élections « incrédibles » de 2018
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 9 DÉCEMBRE 2020 - 10:36 WAT · 3 min de lecture

Dismas Kitenge Senga, acteur des droits humains et président de l’organisation non gouvernementale, Groupe LOTUS, basée à Kisangani dans la province de la Tshopo, estime que le peuple congolais récolte actuellement les conséquences des élections organisées en fin 2018 et qui, selon lui, ont été « frauduleuses et moins crédibles ».

« Voilà, les produits politiques récoltés de ces élections de 2018, toutes tendances politiques confondues. N’oublions pas non plus que nous récoltons les conséquences de ces élections frauduleuses de 2018. Le peuple congolais devait se prendre en charge le lendemain de la publication des résultats de ces élections », a-t-il dit.

Se confiant ce mardi 08 décembre 2020 à POLITICO.CD, le vice-président honoraire de la FIDH, fédération internationale des droits de l’homme, commente à chaud l’actualité politique du pays, caractérisé par des altercations irréalistes observées dans le parlement congolais au lendemain du discours du Chef de l’État.

« Le mal reste toujours le mal même si certains pays africains ont recouru à ce type de violence. La médiocrité ne peut pas être une référence ni un modèle. Le bien reste toujours le bien même si personne ne le fait. La RDC est descendue trop bas. La classe politique Congolaise nous offre un spectacle de sa médiocrité. La démocratie Congolaise est en recul », fait-il indiquer tout déclarant : « souhaitons l’excellence… ».

Dismas Kitenge regrette cependant que l’élite congolaise et certains acteurs de la société civile soient traînés dans la boue, en devenant parties prenantes dans cette crise confuse, pourtant censés de jongler d’une partition médiatrice dans la recherche d’un climat de paix et de stabilité des institutions.

« Le fanatisme et le tribalisme tendent à détruire notre société. À quand la prise de conscience et le sursaut d’orgueil pour sauver la nation ? », s’interroge, in fine, le fondateur de l’ONG groupe LOTUS, qui œuvre depuis plus de 30 ans d’activisme de défense et la promotion des droits des personnes.

Bien plus, « je ne suis pas partisan de la violence ni de la médiocrité d’où qu’elles viennent. Ni le FCC ni le CACH ne sont de modèle démocratique. Des intellectuels et des analystes ne peuvent pas soutenir de tels agissements. C’est inaceptable. Aujourd’hui, vous tendez soutenir le produit de la fraude et de la tricherie », ajoute Dismas Kitenge.

Le lundi 07 décembre dernier, l’Assemblée nationale a été assiégée par des scènes de violences. À l’origine de ces incidents éclatés à l’hémicycle, les élus du CACH ne veulent pas que Mabunda préside n’importe qu’elle plénière, car, cette dernière est visée par une pétition de destitution.

Hier mardi 8 décembre, ces mêmes scènes ont été enregistrées. Le nouveau bureau d’âges a été constitué afin de présider la séance plénière consacrée à l’examen d’une série de pétitions lancées contre le Bureau Mabunda.

Serge SINDANI

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