Détention de Stanis Bujakera : Martin Fayulu accuse le pouvoir de « caporaliser » les journalistes
Détention de Stanis Bujakera : Martin Fayulu accuse le pouvoir de « caporaliser » les journalistes
AFP
Cela fait exactement dix jours depuis la mise en détention du journaliste congolais, Stanislas Bujakera Tshiamala, correspondant en République démocratique du Congo des médias Jeune Afrique et Reuters, accusé de « propagation de faux bruits » et de « diffusion de fausses informations ».
Les accusations misent à charge de Stanislas Bujakera Tshiamala, sont relatives à un article du média français Jeune Afrique – qu’il n’a pourtant pas signé – mettant en cause les renseignements militaires (DEMIAP) dans le meurtre du député national et ex-ministre congolais des Transports, Cherubin Okende.
Depuis le 08 septembre dernier – date de son interpellation à l’aéroport international de N’djili, alors qu’il s’apprêtait à se rendre dans la ville de Lubumbashi, des voix continuent à se lever pour exiger la libération « immédiate » de Stanis Bujakera Tshiamala reconnu mondialement pour son professionnalisme et son travail acharné; la recherche des informations véraces.
C’est dans ce contexte que le candidat à la dernière présidentielle et président du parti politique Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu a dans un post sur les réseaux sociax, publié dans l’avant-midi de ce lundi 18 septembre, joint sa voix pour dénoncer cette arrestation qui « porte atteinte à la liberté de la presse ».
« Comme dans toute dictature, le pouvoir en place en RDC veut caporaliser les journalistes en prenant en otage la liberté de presse. Stanys Bujakera a été jeté en prison sans motif valable. Nous exigeons sa libération pour qu’il continue d’informer le monde sur ce qui se passe au Congo », a écrit le challenger de Félix Tshisekedi lors de la présidentielle de 2018.
« C’est un avertissement qui est adressé à trois mois de l’élection présidentielle »
Depuis quelques jours, certaines personnes évoquent la possibilité d’une forme de « représailles politiques » liée avec la mise sous mandat d’arrêt provisoire à la prison centrale de Makala, du journaliste Stanis Bujakera Tshiamala.
C’est d’ailleurs le cas de Martin Fayulu qui, dans une communication faite le 10 septembre dernier, déclarait : « l’arrestation du journaliste Stanis Bujakera dans des conditions peu orthodoxe, révèle l’arbitraire qui caractérise le régime des imposteurs. Telle intimidation est une menace grave à la liberté d’expression et au droit à l’information. Exigeons sa libération pure et simple ».
Se livrant à nos confrères de Radio France International (RFI), dimanche 17 septembre, le directeur de la rédaction de Jeune Afrique, François Soudan, a avancé la même thèse en rappelant au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, l’une de ses phrases prononcées en mai dernier : « La liberté de la presse, elle est vitale pour la consolidation de la démocratie ».
« C’est un avertissement en quelque sorte, qui est adressé à trois mois de l’élection présidentielle, à tous les confrères et consœurs de Stanis. Il est plus difficile pour un média en RDC. aujourd’hui d’être objectif », a-t-il expliqué.
Pour rappel, transféré au parquet de grande instance de la Gombe le 11 septembre dernier, après trois nuits de détention au commissariat provincial de la police de Kinshasa, Stanis Bujakera Tshiamala, a été placé sous mandat d’arrêt provisoire et transféré immédiatement à la prison centrale de Makala, le 14 septembre dernier.
Monge Junior Diama

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