Politique Fayulu regrette le « mensonge » de la lutte contre la corruption dans « l’état morbide actuel de la RDC »
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Fayulu regrette le « mensonge » de la lutte contre la corruption dans « l’état morbide actuel de la RDC »

Martin Fayulu. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 DÉCEMBRE 2020 - 22:17 WAT · 2 min de lecture

Le candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu, a adressé son message à la nation ce mercredi 30 décembre 2020.

Dans son adresse, l’actuel Coordonnateur de la plateforme d’opposition Lamuka a notamment passé en revue la situation socio-politique et économique de la République Démocratique du Congo (RDC).

S’agissant de la situation politique, la coalition FCC-CACH est, selon Martin Fayulu, responsable de ce qu’il appelle « état morbide » de la RDC. « C’est ici l’occasion pour moi de rappeler à chacune et à chacun de vous que les membres de la coalition FCC-CACH sont les acteurs responsables de l’état morbide actuel du pays et, tant que ceux-là même qui se sont caractérisés par des antivaleurs porteront la destinée de notre pays, il est illusoire de penser que le quotidien du Congolais pourra s’améliorer », a-t-il soutenu.

Au sujet de la lutte contre la corruption, Martin Fayulu estime qu’il s’agit plutôt d’un mensonge ou, simplement, du superficiel. «La lutte contre la corruption n’est pas la mise aux arrêts de manière théâtrale de quelques individus pour jouer sur la perception. En somme, la bonne gouvernance est une affaire de substance. Car, on ne bâtit pas une nation forte sur le mensonge et sur du superficiel», a jugé ce leader de l’aile radicale de l’opposition congolaise.

Sur le plan économique, Martin Fayulu a fait le point sur la dégradation du franc congolais face au dollar américain. «Le taux du franc congolais sur le marché de change ne s’ajuste pas en fonction des déclarations de bonnes intentions», a déploré le Président National du parti politique Engagement Citoyen pour le Développement (ECiDé).

Ce dernier regrette également la gestion des finances aussi bien au niveau de la Banque Centrale qu’au niveau des institutions : « Le niveau des réserves de change de la Banque Centrale ne représente que deux semaines d’importation des biens et services. Curieusement, au même moment, on observe des dépassements budgétaires dans toutes les institutions. Concrètement, cela signifie que derriere le marketing politique d’une supposée lutte contre la corruption, les caisses de l’Etat sont saignées à blanc par un groupe d’individus venu dans une logique d’enrichissement illicite».

Carmel NDEO

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