Économie Félix Tshisekedi : « Le temps où nos minerais étaient exportés à l’état brut appartient désormais au passé »
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Félix Tshisekedi : « Le temps où nos minerais étaient exportés à l’état brut appartient désormais au passé »

« Pays solutions », partenariat américain, transformation locale : la promesse économique du discours du 30 juin, et l’écart qu’elle laisse entre le cap et le calendrier.

Félix Tshisekedi lors de la 52e réunion du Conseil des ministres. ©️Présidence RDC via X(ex-Twitter)
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 00:03 WAT · 2 min de lecture

Au milieu d’un discours largement tourné vers la guerre, Félix Tshisekedi a glissé une promesse économique en forme de rupture. « Le temps où nos minerais étaient extraits chez nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs, puis revendus au monde pendant que nos populations demeuraient dans la pauvreté, appartient désormais au passé », a-t-il déclaré le 30 juin dans son allocution pour les 66 ans.

Le président a réinscrit la RDC dans un récit qu’il porte depuis plusieurs mois : celui d’un « pays solutions » plutôt que d’un « territoire de crises », grâce à ses minerais critiques, « le cobalt, le cuivre, le coltan, le lithium », présentés comme « un levier historique de repositionnement ».

Le levier a un nom : le partenariat avec les États-Unis. Tshisekedi a évoqué « le partenariat stratégique que nous construisons avec les États-Unis d’Amérique », assorti d’une « exigence claire » : « servir les intérêts fondamentaux du peuple congolais (…), favoriser la transformation locale, sécuriser les chaînes de valeur et créer des emplois durables pour notre jeunesse ».

La transformation locale est l’angle mort historique de l’économie minière congolaise. Les bailleurs eux-mêmes saluent la stabilité macroéconomique du pays, mais la valeur ajoutée des minerais continue largement de se créer hors des frontières. Faire cesser l’export brut suppose des usines, de l’énergie et des routes que le discours n’a pas chiffrées.

Le président a relié cette ambition à la diplomatie. La RDC, qui présidera en juillet une réunion du Conseil de sécurité sur les ressources, veut faire admettre que ses minerais « ne doivent plus être regardées comme une malédiction » mais devenir « un levier de paix, de prospérité, de souveraineté ».

Le discours fixe un cap sans poser de calendrier. Entre la promesse de 2026 et l’usine qui transforme réellement le cobalt sur place, l’écart reste la vraie mesure du « pays solutions ».

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B
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