Identification de la population : Jacquemain Shabani met fin aux équivoques
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain SHABANI, cote à cote du ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya au briefing de presse. crédit photo: ministère de la communication et médias.
AFP
La République Démocratique du Congo (RDC) s’engage résolument dans le processus d’identification de sa population. C’est ce qu’a affirmé le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, lors d’un briefing de presse co-animé le mardi 2 septembre avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à Kinshasa.
Le VPM a expliqué que plusieurs initiatives sont déjà en cours grâce à l’Office National de l’Identification de la Population (ONIP). « Il existe un nombre significatif de programmes d’identification des personnes physiques vivant en RDC. Le rôle du gouvernement est d’assurer la coordination entre ces programmes. Par exemple, le ministère de la Santé mène depuis un certain temps sa propre opération d’identification », a-t-il précisé.
Au-delà de l’aspect technique, Jacquemain Shabani a insisté sur la portée nationale et inclusive de cette démarche. Selon lui, l’identification doit être un facteur d’unité et non de division. « Le groupe ethnique Banyamulenge est congolais. C’est la propagande du président Kagame qui cherche à instrumentaliser cette question pour justifier sa criminalité en RDC. Le colonel Zaché Rouabisha, honoré à titre posthume, était un officier congolais issu de cette communauté. Son parcours et les hommages rendus à sa mémoire en témoignent », a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Intérieur a appelé à rejeter toute forme de discours discriminatoire, rappelant que des personnalités issues de la communauté banyamulenge ont occupé et occupent encore de hautes fonctions au sein des institutions du pays.
Sur le plan sécuritaire, l’identification centralisée par l’ONIP permettra une meilleure gestion et interconnexion des bases de données. « Désormais, la police de Mbandaka pourra interroger la base de données de Kinshasa pour retracer des mouvements migratoires. Une base solide est déjà constituée, ce qui facilitera l’identification des criminels et le suivi de leurs zones d’influence », a expliqué le VPM.
Il a enfin souligné que la coordination des données entre services constitue une étape essentielle vers la mise en place du fichier national d’identification, lequel débouchera sur l’attribution d’un numéro d’identification unique à chaque citoyen congolais.
Albert Einstein M.