Ituri : la société civile accuse des officiers FARDC de «négligence et d’affairisme» et exige des poursuites
La tension demeure vive dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où la société civile et les défenseurs des droits humains réclament l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre trois officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ils sont accusés d’avoir négligé plusieurs alertes préalables liées à l’attaque meurtrière de Makumo.
Ituri : la société civile accuse des officiers FARDC de «négligence et d’affairisme» et exige des poursuites
AFP
La tension demeure vive dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où la société civile et les défenseurs des droits humains réclament l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre trois officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ils sont accusés d’avoir négligé plusieurs alertes préalables liées à l’attaque meurtrière de Makumo.
Cette prise de position a été exprimée lundi 12 mai à Byakato, à l’issue d’une rencontre tendue entre les forces vives locales, les autorités de la 31ᵉ brigade des FARDC et des responsables de la justice militaire.
Pour les acteurs de la société civile, le drame de Makumo n’était pas inévitable. Ils estiment qu’une réaction rapide et coordonnée de l’armée aurait permis de contenir ou d’empêcher l’attaque.
« L’attaque de Makumo aurait pu être évitée si ces officiers avaient pris en compte toutes les alertes à leur disposition », affirme Zephani Kataliko, figure de la société civile locale.
Au-delà de la négligence présumée, les accusations portent également sur des pratiques d’enrichissement illicite. La société civile évoque des officiers davantage préoccupés par des activités économiques que par leur mission de protection des populations.
« Malheureusement, certains s’adonnent à l’exploitation de l’or, du cacao et du bois, au lieu de se concentrer sur leurs tâches », déplore Zephani Kataliko, qui évoque une complicité passive liée à des intérêts économiques.
Déterminée à obtenir justice, la société civile de Mambasa affirme vouloir porter l’affaire devant les instances judiciaires militaires. Une équipe serait déjà constituée pour apporter des témoignages contre les officiers mis en cause.
Cette démarche met désormais une pression supplémentaire sur la justice militaire déployée à Byakato, appelée à clarifier la gestion sécuritaire assurée par la 31ᵉ brigade dans cette zone en proie à l’insécurité persistante.
Azarias Mokonzi
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