Ituri : les FARDC neutralisent 11 assaillants ADF et CRP à Mambasa et à Djugu
Ituri : les FARDC neutralisent 11 assaillants ADF et CRP à Mambasa et à Djugu
AFP
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont infligé un revers aux groupes armés actifs dans la province de l’Ituri, au cours de récents affrontements sur deux fronts distincts.
Selon le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, porte-parole de l’armée dans la région, les opérations ont permis de neutraliser 11 assaillants, dont 5 combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) et 6 miliciens de la Coopérative pour la Réforme du Peuple (CRP) de Thomas Lubanga.
À Mambasa-Centre, l’intervention des FARDC a permis de repousser une incursion des ADF, qui ciblaient des civils avant de se heurter à la puissance de feu des forces loyalistes. Parallèlement, dans le territoire de Djugu, les unités engagées ont neutralisé six éléments de la milice CRP lors d’une opération défensive.
« L’armée congolaise a farouchement riposté contre cette double attaque », a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, précisant que des opérations de ratissage se poursuivent afin de sécuriser totalement les zones concernées.
Malgré ces succès militaires, la situation demeure préoccupante sur le plan humanitaire. À Mambasa-Centre, plusieurs habitations ont été pillées et incendiées lors du passage des ADF. Des sources locales font également état d’enlèvements de civils, dont le sort reste à ce jour inconnu.
Si ces neutralisations témoignent de la réactivité des forces engagées, cette nouvelle flambée de violence relance les interrogations sur l’efficacité de la stratégie globale de sécurisation de l’Ituri.
Pour plusieurs observateurs, cette situation met en lumière la nécessité d’une meilleure coordination opérationnelle afin de contenir durablement les différents foyers d’insécurité dans la province.
En attendant une réponse plus structurée, les populations continuent de vivre sous la menace des attaques, dans l’espoir d’un retour durable de la sécurité et de l’autorité de l’État.
Azarias Mokonzi