Droits humains Justice transitionnelle: le gouvernement veut passer des engagements à l’action

Justice transitionnelle: le gouvernement veut passer des engagements à l’action

Face aux attentes des victimes de violations des droits humains en République démocratique du Congo, le gouvernement veut accélérer la mise en œuvre de la justice transitionnelle.

Justice transitionnelle: le gouvernement veut passer des engagements à l’action
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 24 SEPTEMBRE 2026 - 20:25 WAT · 3 min de lecture

Le ministre Samuel Mbemba Kabuya a lancé, jeudi 24 septembre 2026 à Kinshasa, un cadre de concertation destiné à faire évoluer le processus vers une approche plus opérationnelle.

La rencontre a réuni notamment des ambassadeurs, des représentants du corps diplomatique, des organisations de la société civile ainsi que plusieurs acteurs impliqués dans les questions de justice, de droits humains et de consolidation de la paix.

Dans son intervention, Samuel Mbemba Kabuya a présenté la justice transitionnelle comme un mécanisme qui doit aller au-delà de la seule réparation des préjudices subis par les victimes. Pour le ministre, l’enjeu consiste également à rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions, renforcer la cohésion sociale et contribuer à une paix durable.

« La justice transitionnelle constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la RDC. Elle ne se limite pas à la réparation des préjudices du passé, elle porte également l’ambition de restaurer la confiance, de renforcer la cohésion sociale, de consolider l’État de droit et de créer les conditions d’une paix durable », a déclaré le ministre.

Alors que la RDC reste confrontée aux conséquences de plusieurs décennies de conflits armés et de violations des droits humains, Samuel Mbemba estime que le processus doit désormais franchir une nouvelle étape. Il appelle à dépasser le stade des orientations et des engagements pour parvenir à une mise en œuvre concrète et coordonnée.

Selon lui, la justice transitionnelle doit entrer dans une « dynamique opérationnelle structurée autour des priorités nationales et soutenue par une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs concernés ».

Présent à ces travaux, Patrice Vaar, directeur pays du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre effective de ce processus.

Les discussions ont notamment porté sur le rôle de la justice transitionnelle dans la consolidation de la paix ainsi que sur l’apport de la médecine légale dans la recherche de la vérité, l’établissement des responsabilités et la lutte contre l’impunité.

Le gouvernement s’emploie à rapprocher les engagements pris en matière de justice transitionnelle de leur application concrète, dans un contexte où les victimes continuent de réclamer vérité, justice, réparation et garanties de non-répétition.

Rédaction

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…