Kinshasa : début de l’évacuation des véhicules abandonnés à Kasa-Vubu pour fluidifier la circulation
Illustration d'une opération d'évacuations des véhicules abandonnées à kinshasa—crédit photo: Tiers
AFP
Dans le cadre de l’amélioration de la circulation sur les grandes artères de la commune de Kasa-Vubu menant vers le centre-ville, un partenaire de l’Hôtel de ville de Kinshasa a lancé, ce jeudi 19 juin, une opération d’évacuation des véhicules abandonnés ou mal stationnés, rapporte l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Le responsable du service de la fourrière, Lucien Izombo, a expliqué que cette initiative découle d’une directive du ministère de l’Intérieur.
« Nous accompagnons la ville de Kinshasa en saisissant tous les véhicules abandonnés et les épaves qui constituent un danger pour la sécurité et entravent la circulation », a-t-il déclaré.
Il a précisé que, conformément à l’édit 003, les propriétaires de véhicules mis en fourrière disposent de 30 jours pour les récupérer, sous réserve du paiement des amendes légales. Ils devront également signer une fiche d’engagement stipulant qu’ils ne remettront plus leurs véhicules sur la voie publique. Passé ce délai, la loi prévoit la destruction des véhicules jugés inutilisables.
« Le principal objectif est de dégager les rues et avenues de la commune pour permettre une meilleure fluidité du trafic », a-t-il ajouté.
Cependant, cette opération se heurte à un autre problème persistant : la prolifération des garages pirates sur les artères principales de Kasa-Vubu. Malgré l’interdiction formelle de la commune et de l’Hôtel de ville, ces garages continuent d’occuper anarchiquement l’espace public, contribuant à l’encombrement et à l’insécurité.
Lucien Izombo a dénoncé l’attitude des mécaniciens qui ignorent les mises en demeure et refusent de libérer l’espace public. Il a prévenu que ces garages pirates seront prochainement déguerpis sans autre forme de procès.
L’évacuation des véhicules abandonnés à Kasa-Vubu marque une étape cruciale dans la lutte contre l’encombrement urbain à Kinshasa. Alors que les autorités s’efforcent de faire respecter la loi et de redonner de l’espace aux citoyens, la bataille contre l’anarchie routière reste un défi majeur. Les prochaines semaines permettront de mesurer l’impact réel de ces mesures sur la fluidité du trafic et la sécurité des usagers, tant cette situation pèse sur le quotidien des Kinois.
Samuel Nakweti
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