Climat et environnement RDC : Tshisekedi accélère la réforme de la politique forestière pour renforcer le leadership climatique du pays

RDC : Tshisekedi accélère la réforme de la politique forestière pour renforcer le leadership climatique du pays

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le Gouvernement d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale, en veillant à son alignement avec la stratégie climatique de la RDC ainsi qu’avec ses engagements internationaux. Il a lancé cet appel lors de la 90ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue

RDC : Tshisekedi accélère la réforme de la politique forestière pour renforcer le leadership climatique du pays
AFP

Kinshasa - 25 MAI 2026 - 09:31 WAT · 3 min de lecture

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le Gouvernement d’accélérer la finalisation et l’adoption de la nouvelle politique forestière nationale, en veillant à son alignement avec la stratégie climatique de la RDC ainsi qu’avec ses engagements internationaux. Il a lancé cet appel lors de la 90ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 22 mai à Kinshasa.

Selon le chef de l’État, l’amélioration de la gouvernance forestière de la République démocratique du Congo constitue désormais une condition essentielle pour mobiliser les financements climatiques, attirer des investissements responsables et accéder aux mécanismes internationaux liés au carbone. Dans ce contexte, les partenaires et investisseurs accordent une importance croissante aux garanties environnementales, sociales et de gouvernance.

« Le leadership naturel de la République démocratique du Congo dans ces instances doit être soutenu par des politiques nationales cohérentes, des mécanismes crédibles de gouvernance ainsi qu’une volonté politique clairement affirmée. Il en va également de la crédibilité internationale de notre pays au sein des principales plateformes dédiées à la préservation des forêts tropicales, notamment la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) ainsi que la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) », a rapporté le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya.

Dans cette perspective, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a été chargée de présenter, dans les meilleurs délais et avec le concours de son cabinet, une feuille de route interministérielle pour l’opérationnalisation de cette politique.

Cette feuille de route devra notamment intégrer les synergies avec l’initiative Couloir Vert Kivu-Kinshasa, l’accélération des Concessions forestières des communautés locales (CFCL), l’effectivité du Consentement libre, informé et préalable (CLIP), ainsi que le renforcement des mécanismes de surveillance et de sauvegarde environnementale.

Le Président de la République a également insisté sur la nécessité de consolider une gouvernance forestière irréprochable, cohérente et crédible, à la hauteur des responsabilités historiques et stratégiques de la RDC.

Avec ses vastes forêts tropicales, ses tourbières, ses importantes ressources hydriques, sa biodiversité unique et son potentiel en minerais critiques indispensables à la transition énergétique mondiale, la RDC occupe une place centrale dans les équilibres climatiques mondiaux. Une réalité qui confère au pays un rôle naturel de « pays-solutions » sur la scène internationale.

« Notre leadership ne pourra être durablement reconnu que si nous démontrons collectivement notre capacité à mettre en place une gouvernance forestière exemplaire, fondée sur la transparence, la redevabilité, le respect des communautés locales ainsi que la cohérence des politiques publiques », a déclaré Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, les travaux récemment organisés à Kinshasa dans le cadre de la révision du cadre national de gouvernance forestière ont permis de dégager une vision commune en faveur d’une actualisation cohérente des orientations stratégiques du secteur. Cette dynamique appelle désormais un engagement clair et solidaire de l’ensemble du Gouvernement afin de garantir une meilleure coordination intersectorielle entre l’environnement, les mines, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’aménagement du territoire, les finances et l’intérieur.

Albert Einstein M.


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