Kwango : au moins 8000 déplacés après les affrontements entre les FARDC et les Mobondo
Kwango : au moins 8000 déplacés après les affrontements entre les FARDC et les Mobondo
AFP
Dans la province du Kwango, au moins 8000 déplacés provenant des villages Mpese et Mulosi vivent dans des situations humanitaires précaires au pont Kwango à Bukanga Lonzo-secteur près de Kenge, chef-lieu de ladite province.
C’est ce que renseigne la correspondance de la société civile provinciale adressée au gouverneur de la province de Kwango, Jean-Marie Peti peti, dont la copie est parvenue à POLITICO.CD.
D’après la société civile provinciale et la notabilité du Kwango, ces personnes sont issues de plus de 100 ménages, fuyant les affrontements entre FARDC et les miliciens de Mobondo.
C’est à ce sens que la société civile locale a, à travers son président Lucien Lufutu, plaidé dans ce document susmentionné l’assistance du gouvernement provincial en faveur de ces déplacés et potentiellement à enquêter sur les dégâts occasionnés par les affrontements entre les forces loyalistes et les miliciens.
« Ces déplacés sont dans des situations plus difficiles pour leur survie. C’est comme ça que la société civile du Kwango demande au gouvernement d’organiser une enquête pour évaluer les dégâts occasionnés par les affrontements entre les FARDC et les Mobondo et établir les responsabilités. Nous demandons aussi aux humanitaires de venir secourir ces déplacés en difficulté dans la province du Kwango », peut-on lire dans ce document.
À en croire Lucien Lufutu, les zones de santé de Popokabaka et de Boko sont actuellement en difficulté au regard, dit-il, du nombre important de déplacés accueillis.
Le président de la société province de Kwango a précisé que ces familles avaient fui les combats entre les miliciens Mobondo et FARDC, le 16 et 17 septembre dernier. Les accrochages avaient fait 18 morts parmi lesquels 15 militaires.
Samuel Nakweti

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