Politique La mystérieuse « Maladie X » se propage en RDC et fait plus de 30 morts
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La mystérieuse « Maladie X » se propage en RDC et fait plus de 30 morts

La mystérieuse « Maladie X » se propage en RDC et fait plus de 30 morts
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 15 DÉCEMBRE 2024 - 16:07 WAT · 3 min de lecture

En République démocratique du Congo, l’identification d’une mystérieuse épidémie appelée « Maladie X » est ralentie par des obstacles logistiques majeurs, en particulier dans les zones reculées du pays. Le manque d’infrastructures et l’accès difficile aux laboratoires nationaux compliquent les efforts pour déterminer la nature exacte de cette maladie qui inquiète de plus en plus les autorités sanitaires.

Depuis fin octobre, plus de 500 cas de cette maladie aux symptômes similaires à ceux de la grippe ont été signalés, avec 147 nouveaux cas rapportés rien que la semaine dernière. La majorité des patients sont des enfants de moins de cinq ans, un fait alarmant dans un pays où les enfants restent vulnérables face à d’autres maladies comme la variole du singe (mpox), le choléra et le paludisme.

L’épicentre de l’épidémie se situe dans la région de Panzi, dans la province de Kwango, au sud-ouest du pays, une zone habitée par plus de 200 000 personnes. Cependant, le manque de laboratoires locaux aggrave la situation. Acheminer des échantillons jusqu’à Kinshasa, à environ 700 kilomètres, est un véritable défi : les routes sont impraticables pendant la saison des pluies, et le trajet prend souvent deux à trois jours.

Pour pallier ce problème, des efforts sont en cours afin d’utiliser des avions pour transporter les échantillons au moins sur une partie du trajet. Cette solution est essentielle pour préserver la qualité des échantillons, cruciale pour les tests en laboratoire. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) travaille en étroite collaboration avec les autorités congolaises pour renforcer les capacités des laboratoires à travers le pays.

Selon Dieudonné Mwamba Kazadi, directeur général de l’Institut national de santé publique, les équipes sur le terrain ont réussi à collecter cinq fois plus d’échantillons que la semaine précédente, un signe encourageant malgré les difficultés. Ces échantillons devraient arriver dans la capitale d’ici la semaine prochaine.

Parallèlement, l’arrivée imminente de vaccins contre la variole du singe (mpox), en provenance du Japon, apporte un espoir supplémentaire. Ces vaccins, adaptés aux jeunes enfants, sont une étape importante pour contrôler cette maladie qui a déjà causé environ 1 200 décès cette année en RDC.

Face à cette situation, la RDC doit une fois de plus faire preuve de résilience dans un contexte marqué par un système de santé fragile et des défis multiples. Les autorités congolaises, avec le soutien de partenaires internationaux, espèrent que des solutions durables permettront de protéger les populations les plus vulnérables et d’éviter une crise sanitaire plus large.

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B
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