Manifestation à Goma: « Le régime Tshisekedi signe une boucherie humaine, il doit le payer » (C. Nangaa)
Manifestation à Goma: « Le régime Tshisekedi signe une boucherie humaine, il doit le payer » (C. Nangaa)
AFP
Les voix continuent à s’élever contre la répression de la manifestation anti MONUSCO organisée par la secte « Wazalendo » qui a fait tomber 48 victimes des tirs des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Parmi ces voix il y a celle de l’ancien président de la CENI, Corneille Nangaa qui dénonce cette énième « sauvagerie » du régime.
Corneille Nangaa tient mordicus à sa thèse selon laquelle certains éléments des FDLR sont au sein de la Garde Républicaine aussi bien à Kinshasa qu’à Lubumbashi.
«Plus de 100 victimes civiles massacrées ce mercredi 30 août en pleine ville de Goma! Tous canardés soit d’une balle dans la tête sinon sur le thorax. Signature FDLR estampillés soldats de la Garde Républicaine. Preuves irréfutables!», a-t-il affirmé avant d’indiquer que «nous l’avons dénoncé, cette armée est infiltrée à dessein d’autant qu’aucun congolais n’est capable de pareille extermination de ses frères aussi atrocement».
Selon lui, en pleine ville de Goma, «le régime Tshisekedi signe une boucherie humaine».
Pour le Président du parti Action pour la Dignité du Congo et de son Peuple (ADCP), ce carnage était prémédité. «Inadmissible», lâche-t-il !
«Qui a donné l’ordre ? Que vient faire la Garde Républicaine à une marche citoyenne», s’est interrogé Corneille Nangaa avant d’estimer que le véritable bilan de Tshisekedi est bien établi, «il doit le payer».
Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo dressaient un bilan de 7 personnes tuées dont un policier lapidé par les manifestations et 158 personnes arrêtées pendant les émeutes.
Ce bilan s’est alourdi dans la journée. Plusieurs sources de la société civile et quelques responsables du gouvernement évoquent plus de 43 personnes tuées lors de cette manifestation.
Christian Okende

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