15 Sep 2026 à 04:08
Le point de chute déplacé du Palais du Peuple au siège de l'ECIDÉ
À l’issue d’une réunion tenue à l’Hôtel de ville de Kinshasa, le point d’arrivée de la marche a été déplacé vers le siège de l’ECIDÉ, sur le boulevard Triomphal. Israël Mutala, secrétaire général du gouvernement provincial de Kinshasa, a annoncé le lundi 14 septembre 2026 que le cortège s’y arrêterait. Le Palais du Peuple, destination annoncée par la coalition, est exclu du parcours. L’autorité provinciale justifie la modification par le fait que le siège du Parlement « reste sacré » et s’apprête à accueillir la rentrée parlementaire.
Les deux cortèges annoncés par la coalition. Devos Kitoko, secrétaire général de l’ECIDÉ, a détaillé les itinéraires de ralliement en conférence de presse le lundi 14 septembre 2026. Les manifestants des districts de la Tshangu et de la Mont-Amba « se rassembleront au niveau de l’échangeur de Limete, avant de rejoindre le boulevard Lumumba puis le boulevard Sendwe, avec pour point de chute le boulevard Triomphal ». Ceux de la Funa et de la Lukunga « convergeront quant à eux vers le rond-point Moulaert, en direction de Kasa-Vubu, empruntant l’avenue Kasa-Vubu jusqu’au pont Gabi, pour déboucher également sur le boulevard Triomphal ».
Les conditions contestées. Delly Sesanga a critiqué le cadre dans lequel la décision a été prise, évoquant des réunions tenues tard dans la nuit, et rappelé que d’autres formations avaient manifesté au Palais du Peuple sans restriction comparable.
15 Sep 2026 à 03:59
La CNDH demande la prévention plutôt que la répression
La Commission nationale des droits de l’homme a appelé les autorités à privilégier la prévention et le dialogue avec les organisateurs plutôt qu’une logique de répression, et demandé que l’exercice de la liberté de manifestation soit garanti dans le respect de l’ordre public.
Le dispositif de sécurité prévu à Kinshasa et à Lubumbashi n’a pas été rendu public. Le ministère de l’Intérieur n’a pas communiqué de position sur la décision de la maire intérimaire de Lubumbashi. La composition complète de la coalition C64 n’est pas publiée.
15 Sep 2026 à 03:59
La C64 oppose l'article 26 de la Constitution aux interdictions
Les responsables de la coalition estiment ces interdictions contraires à la Constitution et invoquent l’article 26, qui garantit la liberté de manifestation et prévoit que l’organisateur informe par écrit l’autorité compétente, sans autorisation préalable.
« Cette interdiction est un excès de pouvoir et une violation de la Constitution. Nous appelons nos militants et militantes à ne pas céder à la provocation. La marche n’est pas une faveur d’une autorité. C’est un droit et nous avons le droit de tenir notre manifestation », a déclaré Georges Nyembu, porte-parole adjoint de l’ECIDÉ au Kasaï-Central, sur Radio Okapi le 13 septembre 2026.
Salomon Idi Kalonda, sénateur du Maniema, dénonce pour sa part « les restrictions des libertés publiques », sur le même support à la même date.
15 Sep 2026 à 03:59
ALERTE
Quatre chefs-lieux ont interdit ou entravé les marches de la C64
Lubumbashi : la maire intérimaire Joyce Tunda a notifié l’interdiction le 11 septembre 2026 à l’Hôtel de ville, en invoquant l’interdiction générale des manifestations publiques pour préserver « l’ordre public et la quiétude sociale ». La coalition maintient sa marche.
Kananga : la maire Rose Muadi a suspendu les manifestations politiques le 12 septembre et interdit tout attroupement de plus de dix personnes, pour des raisons de sécurité.
Kisangani : le gouverneur de la Tshopo a interdit les rassemblements et les mouvements de masse en invoquant l’épidémie d’Ebola. La province compte sept zones de santé touchées sur vingt-trois, selon le décompte de l’Organisation mondiale de la santé arrêté au 7 septembre 2026.
Kindu : la coalition fait état de douze de ses membres interpellés le 11 septembre et en nomme quatre : Jovit Famba, Pascal Kasema, Milla Dipenge et Omba Lumumba. Elle exige leur « libération sans condition ». Les chefs d’inculpation retenus par le parquet de Kindu n’ont pas été rendus publics.
15 Sep 2026 à 03:59
La loi sur le référendum revient devant les chambres à cette session
Adoptée par le Parlement le 16 juin 2026, la loi fixant les modalités d’organisation du référendum a été déclarée conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle le 28 juillet 2026, sous réserves d’interprétation. Le président Félix Tshisekedi l’a renvoyée au Parlement à la mi-août 2026 pour une nouvelle délibération, en demandant davantage de clarté. Son réexamen est attendu au cours de la session qui s’ouvre ce mardi.
15 Sep 2026 à 03:59
La session budgétaire s'ouvre le même jour au Palais du Peuple
Le 15 septembre est la date constitutionnelle d’ouverture de la session ordinaire de septembre, consacrée à l’examen du budget de l’État, et la date limite de dépôt du projet de loi de finances. Députés, sénateurs et membres du gouvernement sont attendus au Palais du Peuple, le point d’aboutissement annoncé de la mobilisation.
Le projet de loi de finances 2027 a été annoncé à 24,8 milliards de dollars, quand le cadrage budgétaire du gouvernement s’établissait à 17,2 milliards. L’an dernier, le projet 2026 avait été déposé le 15 septembre 2025, pour un budget de 20,3 milliards de dollars.
15 Sep 2026 à 03:59
Ce que la C64 demande et où elle veut aller
La Coalition Article 64 appelle ses militants et sympathisants à manifester à Kinshasa contre toute initiative visant, selon elle, à modifier ou à changer la Constitution. Elle a notifié les autorités urbaines de son intention et annonce vouloir converger vers le Palais du Peuple pour y déposer un mémorandum. Dieudonné Bolenge Tenge, cadre du parti Ensemble pour la République, indique que la marche vise à interpeller les élus sur le projet de révision constitutionnelle.