Massacre à Kishishe: la MONUSCO dénonce des actes « épouvantables » et appelle les autorités à enquêter sans délai
Massacre à Kishishe: la MONUSCO dénonce des actes « épouvantables » et appelle les autorités à enquêter sans délai
AFP
La mission onusienne en République Démocratique du Congo ( Monusco) a déploré le massacre d’une cinquantaine de civils par les terroristes du M23 à Kishishe, une localité située dans le groupement de Bambi, Chefferie de Bwito en territoire de Rutshuru dans le Nord-Kivu. La Monusco qui se dit horrifiée, estime que ce massacre fait état d’atteintes aux droits humains.
A travers un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la mission onusienne en RDC dénonce ces actes « épouvantables » et appelle toutes les autorités compétentes à enquêter sans délai et à traduire les auteurs en justice.
« Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient constituer des crimes au regard du droit international humanitaire », souligne la Monusco qui réaffirme son attachement à la cessation immédiate de la violence contre les civils. Elle a aussi indiqué que le Bureau conjoint des droits de l’Homme des Nations Unies a été saisi de la question et se tient prêt à contribuer à ces efforts.
Par ailleurs, la mission onusienne réitère l’appel du Secrétaire général des Nations Unies à tous les groupes armés congolais et étrangers à déposer immédiatement les armes et à entrer dans les processus respectifs de démobilisation, de désarmement et de réintégration/rapatriement, selon le cas.
Dans une campagne de solidarité pour répondre à la crise humanitaire dans l’Est de la RDC, le ministre des Droits Humains, Albert Fabrice Puela a dénoncé la gravité des crimes commis par les terroristes du M23 en matière des droits humains. Il a déploré le fait que ces terroristes aient enrôlé les enfants et les utilisent comme boucliers humains et dans les travaux forcés.
Au nom du gouvernement, Fabrice Puela a rappelé que face à ces violations des droits humains, il urge d’appliquer la justice transitionnelle pour que ces graves massacres commis par les groupes armés ne restent impunis.
Carmel NDEO
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