Non, Matata Ponyo ne s’est pas exilé aux États-Unis après sa condamnation
Augustin Matata Ponyo, candidat à l’élection présidentielle de décembre 2023, en route pour Moanda dans le cadre de sa campagne électorale. Photo-archives. © Parti LGD
AFP
Moins de 72 heures après la condamnation de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo par la justice congolaise, une rumeur enflamme les réseaux sociaux, selon laquelle le député national se serait exilé aux États-Unis à bord d’un avion des Nations Unies. Une information largement démentie par plusieurs sources concordantes.
Dans une communication rendue publique ce vendredi 23 mai 2025, l’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo a formellement nié toute implication dans ce dossier. L’institution diplomatique américaine insiste sur le respect de la souveraineté judiciaire congolaise.
« Contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, le gouvernement des États-Unis informe l’opinion congolaise qu’il n’interfère aucunement dans le dossier judiciaire concernant l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Cela relève exclusivement de la compétence des institutions congolaises », peut-on lire dans la note du consulat américain à Kinshasa, consultée par Beto.cd.
D’autres rumeurs, tout aussi infondées, ont évoqué un départ de Matata vers Paris ou Bruxelles, via Brazzaville. Là encore, ces allégations ont été vigoureusement réfutées par ses proches. Justin Kamango, président fédéral du LGD – Leadership et Gouvernance pour le Développement –, a rassuré que le leader du LGD se trouve bel et bien dans la capitale congolaise.
« Je viens démentir ce qui circule sur les réseaux sociaux, selon quoi le président Matata Ponyo serait arrivé à Paris ou à Bruxelles. Tout cela est faux. Le président Matata se trouve à Kinshasa, il n’a pas quitté le pays », a-t-il clarifié.
Pour rappel, Augustin Matata Ponyo a été condamné mardi 20 mai 2025 à dix ans de prison pour détournement de fonds publics dans le cadre du projet agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Il a également écopé de cinq années d’inéligibilité à toute fonction publique ou politique. Ses deux co-accusés, notamment le Sud-Africain Christo Grobler Stephanus et l’ancien gouverneur de la Banque centrale Déogratias Mutombo, ont quant à eux été condamnés à cinq ans de travaux forcés.
F. ISSA
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