Politique Nord-Kivu : plus de 50 civils tués en quatre jours dans une série d’attaques attribuées aux ADF
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Nord-Kivu : plus de 50 civils tués en quatre jours dans une série d’attaques attribuées aux ADF

Nord-Kivu : plus de 50 civils tués en quatre jours dans une série d’attaques attribuées aux ADF
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 17 AOÛT 2025 - 14:26 WAT · 2 min de lecture

Depuis jeudi 13 août, les territoires de Lubero et de Beni, au Nord-Kivu, sont le théâtre d’une recrudescence des violences attribuées aux rebelles ADF. Les assaillants multiplient massacres, enlèvements, pillages et incendies de maisons.

Selon des sources locales, la première attaque a visé le village de Milia, où 32 civils ont été tués dans des circonstances encore floues. À Kenge, dans le groupement Bapaitumba, quatre autres personnes ont perdu la vie, rapporte Samuel Kakule Kaheni, président de la société civile de Bapere. « Trente-deux personnes ont été massacrées à Milia et quatre à Kenge. Plusieurs maisons ont également été incendiées », a-t-il déclaré.

Toujours dans le territoire de Lubero, six autres civils ont été exécutés à Mutaweza. La société civile dénonce une flambée de violences sans réaction militaire adéquate. « Les autorités doivent restaurer l’autorité de l’État. Nous avons besoin d’opérations militaires dans la zone », a-t-elle plaidé, accusant l’armée de passivité.

« L’ennemi gagne du terrain à cause de la légèreté des services de sécurité. Depuis plus d’un an, il tue la population. Les opérations Shujaa doivent être rendues effectives », insiste une autre source.

À Oïcha, dans le territoire voisin de Beni, les mêmes assaillants ont tué neuf civils lors d’une attaque dans le quartier Mbimbi dans la nuit de samedi à dimanche 17 août. La société civile déplore que cette attaque survienne alors que la population avait déjà lancé des alertes. « L’attaque de Mayimoya était un signal avant-coureur. L’armée doit revoir ses stratégies pour neutraliser définitivement ces rebelles qui multiplient les tueries », a-t-elle averti.

Cette nouvelle série d’attaques intervient seulement quelques jours après celle de Mayimoya, qui avait déjà fait plusieurs victimes civiles.

Azarias Mokonzi

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