RDC: des magistrats s’opposent à l’ouverture des numéros verts pour dénoncer les antivaleurs de l’appareil judiciaire
RDC: des magistrats s’opposent à l’ouverture des numéros verts pour dénoncer les antivaleurs de l’appareil judiciaire
AFP
Le Procureur général près la Cour de cassation Firmin Mvonde est accusé par l’intersyndicale des magistrats de les exposer à la « vindicte populaire» après la mise à disposition de trois numéros verts pour dénoncer les « magistrats véreux ». Quelques magistrats émérites ont également tiré la sonnette d’alarme pour contester cette mesure.
Selon le secrétaire général de l’intersyndicale des magistrats, Henri Dianda, la discipline des magistrats ne doit pas se faire par la voie des ondes ou par des accusations qui viendraient de tous côtés.
« Les gens peuvent faire des appels pour raconter n’importe quoi sur les magistrats…C’est quelque chose qui sera difficile à gérer et des magistrats seront soumis pratiquement à la vindicte populaire », a-t-il indiqué.
Cette réaction du secrétaire général de l’intersyndicale des magistrats congolais s’ajoute celle d’un haut magistrat émérite estime que « le fait que certains Congolais étant habitués à dénoncer n’importe qui pour n’importe quoi, mais le Procureur général et ses services vont être fatigués, parce qu’on va leur dire n’importe quoi. Donc, il ne faut pas ouvrir la boîte de Pandore. C’est une imprudence ».
Pour le Procureur général près la Cour de cassation, certains maux qui rongent la magistrature comme la corruption, la concussion et autres ne resteront plus impunis. La mise à disposition des justifiables des numéros verts intervient deux mois après que cinq mesures soient prises pour améliorer les actions judiciaires en République Démocratique du Congo. Il s’agit des numéros suivants: 089 10 81 881, 0999 554 101, 083 53 39 833.
En réponse aux questions des congolais transmises par l’intermédiaire du bureau de son porte parole, le Président de la République Félix Tshisekedi s’était déclaré « insatisfait » de son bilan dans le domaine de la justice, car il comptait sur le pouvoir judiciaire.
« Malheureusement, le système de justice congolais détruit notre Nation », avait fustigé Félix Tshisekedi qui considère la justice comme la tâche d’huile sur son premier quinquennat.
Samuel NAKWETI

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