Politique RDC – Katoto Katebe: « Notre présent, c’est de défendre la constitution » Entretien exclusif

RDC – Katoto Katebe: « Notre présent, c’est de défendre la constitution » Entretien exclusif

RDC – Katoto Katebe: « Notre présent, c’est de défendre la constitution » Entretien exclusif
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 24 JUIN 2016 - 11:24 WAT · 4 min de lecture

Sa parole est rare. Il  chuchote à l’oreille de Tshisekedi. Il est membre du comité des sages de la Conférence de Genval. Il se bruite que c’est l’un des principaux argentiers de cette messe de l’opposition. Accessoirement, il est le frère d’un candidat-président de la république. Pour la deuxième fois, Katebe Katoto a accepté de se confier à POLITICO.CD.

Moise Katumbi est candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Tshisekedi est candidat naturel de l’UDPS, Kamerhe candidat de l’UNC…Vous croyez à une candidature unique au sein de l’opposition ?

Candidature unique oui, mais je m’excuse. Cette question n’est pas d’actualité. Aujourd’hui l’’essentiel, c’est le combat que nous allons mener pour faire respecter la constitution. Nous pouvons parler de candidature quand il y aura élection. Pour l’instant il n y a pas d’élections. Maintenant, il y a un blocage, une tentative de violation de la constitution qui se fait. Notre présent, c’est de défendre la constitution.

Déjà, parlons de cette stratégie. Quelle stratégie est, selon vous, la meilleure pour battre Kabila?

Il faut défendre la constitution et il faut se remettre, vous savez, le pouvoir appartient au peuple, lui seul peut vous donner mandat. Monsieur Kabila a été élu  en 2011 dans les conditions que vous savez. Donc il a été élu. Donc c’est le peuple qui lui a donné mandat. Donc nous nous remettons au peuple qui est le détenteur du pouvoir. C’est à lui de décider.

Comment vous-même vous voyez votre avenir politique?

Non, mais moi…c’est-à-dire, ce n’est pas une question intéressante et qui n’est pas à l’ordre du jour. Nous ne sommes pas là pour les intérêts de l’individu. Nous sommes ici pour défendre l’intérêt général, le peuple congolais, les 85 Millions qu’on veut sauver. Moi, ma personne n’a aucune importance à coté des 85 millions.

Votre personne peut être non, mais quel rôle vous jouez ?

Je ne joue aucun rôle. Je me mets avec tous les frères et sœurs congolais pour protéger la constitution, éviter tout dérapage, glissement, prolongation d’une façon ou d’une autre, sous une forme masquée ou camouflée. Nous allons combattre ça ensemble.

Vous pensez que le pouvoir de Kinshasa est entrain de masquer une sorte de glissement ?

Madame, au Congo, même un bébé sait que le pouvoir fait des manœuvres pour prolonger, pour violer la constitution. Je ne pense pas, c’est la réalité. Quand on veut  aller au référendum, quand on veut aller soit disant aller au recensement, quand on annule les élections présidentielles de deux tours à un tour, c’est la violation de la constitution,  c’est une violation consommée!

Vous suivez quand-même de près ce qui se passe au Congo Brazzaville, au Rwanda, au Burundi. Vous ne craignez pas une sorte d’effet boule de neige au Congo?

Madame, je vais vous rassurer. Le Congo n’est pas le Burundi. Le Congo n’est pas Congo Brazzaville ou le Rwanda. Le Congo, République Démocratique  du Congo, c’est le Congo, avec sa superficie,  avec ses millions d’habitants, ça ne se passera pas comme ça. N’oubliez pas une chose le peuple congolais a acquis plus de maturité politique qu’il y a quinze ans vingt ans. Donc on doit faire très attention!

De Bruxelles, Ange Kasongo pour POLITICO.CD

 

 

 

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