RDC : la C64 exige le retrait des troupes étrangères et dénonce le risque de balkanisation
RDC : la C64 exige le retrait des troupes étrangères et dénonce le risque de balkanisation
AFP
La Coalition Article 64 (C64) exige le retrait des troupes étrangères du territoire de la République démocratique du Congo (RDC) et alerte sur les risques de balkanisation du pays. À l’issue de son conclave tenu à Rome, en Italie, du 25 au 27 octobre 2026, cette plateforme de l’opposition a réaffirmé son attachement à la souveraineté nationale et appelé à l’application de la résolution 2773, qui demande notamment le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
Dans sa déclaration finale, la C64 place la défense de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale au centre de ses priorités politiques. Elle estime que la poursuite des combats dans l’est du pays et les tensions politiques internes nécessitent une réponse concertée afin de préserver la souveraineté de la RDC et d’écarter toute menace de fragmentation du territoire national.
Sur le plan sécuritaire, la coalition considère qu’une solution militaire ne peut mettre durablement fin à la crise. Elle plaide pour des discussions avec toutes les parties au conflit, dans le but de mettre un terme à l’escalade militaire et à la crise humanitaire.
« La C64 en appelle à des discussions avec toutes les parties au conflit pour mettre fin à l’escalade militaire et à la crise humanitaire. Le processus de Doha doit être coordonné et produire des résultats vérifiables : respect du cessez-le-feu, contrôle crédible de son application, protection des civils et accès humanitaire », indique le communiqué.
La plateforme insiste également sur la nécessité de rendre vérifiables les engagements pris dans le cadre du processus de Doha, notamment en matière de respect du cessez-le-feu, de protection des populations civiles et d’accès de l’aide humanitaire aux personnes affectées par les violences.
Elle demande, par ailleurs, que les questions liées à la gouvernance, prévues dans les six protocoles additionnels de ce processus, soient intégrées au dialogue national inclusif qu’elle appelle de ses vœux.
Au-delà du processus de Doha, la coalition plaide pour la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, en lien avec la médiation des Églises catholique et protestante. Elle souhaite une meilleure coordination des différentes initiatives de paix, en collaboration avec les partenaires internationaux, ainsi que la mise en place d’un calendrier précis et de mécanismes de vérification des engagements.
Dans cette perspective, la C64 entend privilégier une solution politique négociée, fondée sur la protection des populations, la réunification du pays et le renforcement de la cohésion nationale.
Sur le plan politique, la C64 prévoit de rencontrer séparément le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila. Cette démarche vise, selon l’orientation exposée dans sa déclaration, à rechercher une solution congolaise à la crise qui secoue le pays.
La coalition compte également mener un plaidoyer auprès des partenaires de la RDC afin d’obtenir leur soutien à une issue durable et négociée. Elle entend ainsi mettre l’accent sur la souveraineté nationale, la préservation de l’intégrité territoriale et la protection des populations confrontées aux conséquences du conflit.
Silas MUNGINDA
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