Politique RDC – M23 : Une Déclaration de Doha pour un cessez-le-feu immédiat et un accord de paix en dix jours
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RDC – M23 : Une Déclaration de Doha pour un cessez-le-feu immédiat et un accord de paix en dix jours

A Doha, Kinshasa et le M23 s’engagent dans un cessez-le-feu à travers une déclaration de Principes pour la paix
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 JUILLET 2025 - 10:32 WAT · 3 min de lecture

Selon le texte consulté par notre rédaction, les signataires affirment que la voie pacifique est la seule issue viable à la crise. Un mécanisme conjoint sera mis en place pour encadrer les modalités du cessez-le-feu. L’accord prévoit également la libération des prisonniers, ainsi que le retour volontaire, sécurisé et digne des personnes déplacées internes et des réfugiés.

Vers un processus de paix structuré

Cette Déclaration de Doha prévoit une seconde phase de dialogue destinée à traiter les causes profondes du conflit, avec l’engagement des parties à ouvrir des négociations directes dès la mise en œuvre des premières mesures.

L’objectif affiché : restaurer la sécurité, promouvoir un développement durable, garantir la justice sociale et renforcer les droits humains en RDC.

Ce nouveau pas diplomatique fait suite à l’accord signé le 27 juin 2025 à Washington entre Kinshasa et Kigali, sous les auspices des États-Unis et la médiation directe de l’ancien président Donald Trump. Cet accord avait posé les jalons d’un apaisement régional, avec des menaces de sanctions internationales en cas de non-respect des engagements.

Un chemin semé d’embûches

Le processus de Doha n’a pas été linéaire. En juin, les délégués du M23 avaient quitté les négociations, dénonçant le maintien de mandats d’arrêt internationaux contre leurs chefs et l’absence de reconnaissance officielle du processus. Une première rupture avait déjà été enregistrée en avril, sur fond de contestation de la légitimité de la délégation congolaise.

Pendant ce temps, la situation dans l’est du pays s’est dramatiquement dégradée. Depuis janvier 2025, les forces du M23 ont conquis Goma, Bukavu, et plusieurs localités dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Walikale et Kamanyola. Les conséquences humanitaires sont désastreuses : plus de 600 000 déplacés internes, selon les ONG.

La Déclaration de Doha intervient dans un contexte de fortes pressions internationales, notamment des États-Unis et du Qatar, et offre une lueur d’espoir après des mois de guerre, de crise humanitaire et d’impasse diplomatique.

Mais la suite reste incertaine : la prochaine phase, dans les dix jours, devra aboutir à un accord final incluant le désarmement, la démobilisation, la réintégration des combattants (DDR), le retour de l’État dans les zones occupées, la justice pour les victimes et des garanties de sécurité durables.

Pour l’heure, le pays retient son souffle, et la communauté internationale observe avec attention cette nouvelle tentative de paix.

Gilbert N.

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