Recensement : le gouvernement mobilise les confessions religieuses pour le RGPH-2
Recensement : le gouvernement mobilise les confessions religieuses pour le RGPH-2
AFP
Le ministre d’État chargé du Plan, Guylain Nyembo, a rencontré le mardi 21 juillet les principales confessions religieuses du pays pour les associer à la campagne de sensibilisation au deuxième Recensement général de la population et de l’habitat, le RGPH-2. Accompagné du représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population, Alain Akapadji, il s’est entretenu tour à tour avec l’archevêque Évariste Ejiba Yamapia, représentant de l’Église du réveil du Congo, le révérend Covey Mududu de l’Église kimbanguiste, et l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo.
Le ministre a demandé aux Églises de jouer leur rôle de relais auprès de leurs fidèles pour garantir un recensement « inclusif, participatif et fédérateur », qu’il a tenu à écarter de « tout cachet politique ». Les responsables religieux ont réaffirmé leur disposition à mobiliser leurs réseaux. L’archevêque Ejiba Yamapia a souligné l’importance de l’opération pour la planification du développement, tandis que l’abbé Nshole a estimé que des données fiables permettraient aussi à l’Église de mieux évaluer sa propre action pastorale, notamment à travers Caritas et la Commission justice et paix.
Le recours aux confessions religieuses s’explique par leur maillage du territoire, dans un pays où l’État peine à atteindre certaines zones. L’enjeu est de taille. Le dernier recensement scientifique de la population congolaise remonte à 1984, il y a quarante-deux ans. Depuis, la RDC pilote ses politiques publiques sur des projections, faute de dénombrement réel de ses habitants, dont le nombre est aujourd’hui estimé à une centaine de millions.
La séquence de sensibilisation, lancée à la mi-juillet, a d’abord mobilisé le chef de l’État, initiateur du projet, puis le Parlement et les universités, avant les Églises. Elle prépare le déploiement des cartographes et des recenseurs, première étape opérationnelle d’un processus dont le dénombrement proprement dit est attendu en 2027. À ce stade, il ne s’agit donc pas d’un recensement en cours, mais de la mobilisation qui doit le rendre possible.
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