Économie RDC : un audit de la Police révèle plus de 63 000 dossiers suspects, l’État pourrait économiser jusqu’à 233 millions USD par an
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RDC : un audit de la Police révèle plus de 63 000 dossiers suspects, l’État pourrait économiser jusqu’à 233 millions USD par an

RDC : un audit de la Police révèle plus de 63 000 dossiers suspects, l’État pourrait économiser jusqu’à 233 millions USD par an
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 11 JUILLET 2026 - 15:40 WAT · 3 min de lecture

Le gouvernement congolais a été informé des résultats préliminaires de l’audit des effectifs de la Police nationale congolaise (PNC). Présenté lors de la 94e réunion du Conseil des ministres, le rapport fait état de 63 817 dossiers jugés prioritaires, susceptibles de représenter un important manque à gagner pour les finances publiques. À cet effet, le gouvernement entend accélérer le contrôle physique des agents et la biométrisation des policiers à travers le pays.

Réuni le vendredi 10 juillet sous la présidence du chef de l’État, Félix Tshisekedi, le Conseil des ministres a examiné le rapport sur l’état et l’administration du territoire national présenté par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières.

Au plan administratif, le VPM de l’Intérieur, Jacquemain Shabani a dévoilé les premiers résultats de l’audit des effectifs de la Police nationale congolaise. Sur les 157 886 dossiers analysés dans la base de données, 63 817 ont été identifiés comme prioritaires. Il s’agit notamment d’agents en position non active, présumés fictifs ou présentant des irrégularités administratives, qui devront faire l’objet d’un contrôle physique approfondi.

Selon le compte rendu, si aucune mesure n’est prise, ces anomalies pourraient coûter à l’État entre 8,32 millions et 19,42 millions de dollars américains par mois, soit un manque à gagner annuel estimé entre 99,84 millions et 233 millions de dollars.

Le Vice-Premier ministre a ainsi sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de finaliser le financement de cette opération de contrôle, qui comprend également l’octroi de cartes biométriques aux policiers et son extension à l’ensemble du territoire national. L’exécutif considère cette réforme comme un investissement stratégique destiné à améliorer la gouvernance administrative, maîtriser les effectifs et rationaliser la masse salariale de la Police nationale congolaise.

Les FARDC poursuivent leurs opérations

Sur le volet sécuritaire, le Conseil a également été informé de la réunion du Conseil interprovincial de sécurité tenue le 2 juillet 2026 à Kisangani, réunissant les autorités provinciales de la Tshopo, du Haut-Uele, du Bas-Uele, de l’Ituri et du Nord-Kivu. Cette rencontre visait à harmoniser les réponses face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Assurant l’intérim du ministre de la Défense nationale, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a indiqué que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où elles font face à une utilisation accrue de drones par les groupes armés contre des cibles civiles, notamment dans les hauts plateaux de Minembwe.

En Ituri, d’après le compte rendu, les FARDC ont annoncé avoir repris le contrôle du village de Tepe Pangoi, situé dans la chefferie des Babila Babombi, territoire de Mambasa, une localité auparavant occupée par les combattants des ADF/ISCAP. Cette reprise s’inscrit dans le cadre des opérations de traque menées contre ce groupe terroriste.

Christian Okende

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