BTP & Infrastructures RN1 Kamwesha-Bulungu-Kananga : le COPIL exige l’accélération des travaux et fixe une feuille de route contraignante

RN1 Kamwesha-Bulungu-Kananga : le COPIL exige l’accélération des travaux et fixe une feuille de route contraignante

RN1 Kamwesha-Bulungu-Kananga : le COPIL exige l’accélération des travaux et fixe une feuille de route contraignante
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 SEPTEMBRE 2026 - 13:51 WAT · 4 min de lecture

Réunis dimanche 20 septembre à Kananga, les principaux acteurs impliqués dans la réhabilitation et le désenclavement de la Route nationale numéro 1 (RN1), sur le tronçon Kamwesha-Bulungu-Kananga, ont tenu la troisième session du Comité de pilotage (COPIL) du projet.

Selon le communiqué du ministère de l’infrastructure et travaux publics dont une copie est parvenue à Beto, les travaux ont été présidés par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, en présence notamment du gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu N’konko, du nouvel ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, Douglas Daruis Carpenter, ainsi que des responsables des entreprises d’exécution et des bureaux de contrôle.

« Les principaux acteurs du développement des infrastructures en République Démocratique du Congo ont tenu la troisième session du Comité de pilotage (COPIL) dédiée à la réhabilitation et au désenclavement de la Route Nationale 1 (RN1), sur le tronçon Kamwesha-Mbulungu-Kananga, sous la présidence du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, en présence du Gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu N’konko, du nouvel Ambassadeur et Chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC, Douglas Daruis Carpenter, des responsables des entreprises d’exécution et des bureaux de contrôle ainsi que de quelques députés nationaux et provinciaux », a-t-on lu.

Cette session a notamment permis de faire un état des lieux de l’avancement des travaux et de fixer un contrat de performance pour chaque intervenant, assorti d’une feuille de route contraignante.

Long de 139 kilomètres, le tronçon de la RN1 est présenté comme un « corridor de croissance » appelé à favoriser les échanges et à stimuler l’économie locale ainsi que les chaînes de valeur au bénéfice des populations.

Dans le cadre de l’accélération du chantier, 30 nouveaux camions doivent être acheminés sur le site. Le COPIL a également insisté sur le maintien d’un niveau d’exigence élevé afin d’accélérer les travaux sans compromettre la qualité et la viabilité à long terme de l’ouvrage.

Des avancées sur le lot Kamwesha-Bulungu

Sur le lot 1, qui couvre 77 kilomètres entre Kamwesha et Bulungu, le nouveau pont construit sur la rivière Kaluebo est désormais mis en service. La couche de base a été posée sur 46 kilomètres, tandis que l’enrobé est finalisé sur 43 kilomètres.

Concernant la tranche additionnelle de 31 kilomètres, comprise entre Tshimangaluu, au PK 44, et Bulungu, au PK 75, les travaux de terrassement sont pratiquement achevés jusqu’au PK 60.

Le chantier fait toutefois face à plusieurs contraintes, notamment le dédouanement aux ports, l’approvisionnement en carburant, les difficultés géotechniques ainsi que la gestion de la saison des pluies.

Dans le cadre de l’assouplissement des mesures douanières, les détails techniques relatifs aux conteneurs transportant les équipements destinés au chantier sont attendus dès ce lundi. Ils devraient permettre d’engager, avec le ministère des Finances, les procédures nécessaires à certaines exonérations.

800 emplois directs et transfert de compétences

Le projet a permis la création de 800 emplois directs, soit environ 400 travailleurs par lot. La majorité de ces travailleurs sont recrutés dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central.

Le chantier prévoit également un transfert de compétences au profit des ingénieurs et cadres congolais, avec l’intervention d’environ 80 experts expatriés.

Les participants à cette troisième session du COPIL ont par ailleurs ouvert les discussions sur la gouvernance future du corridor, notamment la sécurité routière, le contrôle du pesage des véhicules et la budgétisation de l’entretien de la route après sa mise en service.

Silas MUNGINDA

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